mercredi 15 octobre

L'automne...

automne_arbre

j'ai marché dans les feuilles mortes
et sur les trottoirs mouillés
j'ai vu les parcs changer de couleurs
ils étaient tout rouillés

j'ai aimé les lumières de la ville
qui se reflètent dans les flaques
et les petites bourrasques de vent
qui mettent les brushings en vrac

sur les balcons y avait que des branches
sans feuilles et sans raisons
j'ai regardé le ciel tout gris
y avait même plus d'horizon

et puis l'hiver est revenu
puis les saisons se sont perpétuées

les années passent, la vie aussi
on commençait juste à s'y habituer

on est les témoins impuissants
du temps qui trace, du temps qui veut
que les enfants deviennent des grands
et que les grands deviennent des vieux...


Découvrez Grand Corps Malade!

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lundi 13 octobre

Le livre de Joe - Jonathan Tropper

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Joe Goffman est devenu auteur à succès grâce à un premier roman autobiographique où il règle ses comptes avec les habitants de sa ville natale Bush Falls. Haïs par tout les habitants de la ville qui lui ont même intenté un procès pour diffamation qu'ils ont perdu, l'auteur revient au bercail après dix-sept ans d'absence pour être au chevet de son père plongé dans le coma.

L'accueil qui lui est fait par ses proches et les habitants de Bush Falls le font réfléchir, ce qui le fait revenir à ses souffrances d'adolescent; sa mère s'est suicidée, il se sent de trop entre son père et son frère qui ne pensent qu'aux matchs de basket et devenir champions, lui ça ne l'intéresse nullement, il passe son temps en compagnie de ses deux meilleurs amis mais eux-ci ne trouvent rien de mieux que d'afficher leur homosexualité créant des remous dans cette petite ville très conservatrice. Un drame surgira suite à l'annonce de l'homosexualité des deux jeunes, ce qui changera à jamais la vie de Joe et ses amis. C'est lors de son retour à la maison qu'il retrouve l'un de ses amis qui est malade du Sida. Les événements vont l'obliger à se remettre en question...

Un très beau livre bouleversant où l'amitié, la solidarité et la réussite dominent, mais où on retrouve aussi les préjugés, l'hostilité, la méchanceté et le mépris. J'ai embarqué à fond dans ce roman! C'est le genre d'histoire qui me plaît énormément. Les personnages sont très attachants. Une écriture et un style résolument masculin. Même qu'au départ l'auteur croyait écrire un roman dédié à un lectorat masculin, il a été bien surpris d'apprendre qu'autant de femmes avaient apprécié son bouquin. Ça me plaît beaucoup d'entrer dans l'univers des hommes. De comprendre ce qu'ils pensent, ce qu'ils ressentent. Finalement de les connaître un peu mieux à travers les romans.

10/10

Le livre de Joe, Jonathan Tropper, 10/18, 2007, 412p.

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dimanche 05 octobre

Les trois modes de conservation des viandes - Maxime-Olivier Moutier

moutierCe roman-baume explore la vie familiale par les yeux d'un homme. Une succession d'instantanés de la vie quotidienne où l'individualisme fait place à la famille et à l'engagement. C'est un remède contre la désillusion des trentenaires, un discours renouvelé sur l'engagement et la paternité. Il prône le bonheur dans le mariage, la famille et la stabilité. Une manière touchante d'illustrer le rôle du père.

Ces tranches de vie mêlent les scènes de la vie ordinaire, des moments accablants, touchants, inquiétants alternant avec les souvenirs d'enfance du narrateur. Enfance où il vécu l'éclatement de sa famille, pris entre 2 parents incompatibles. Il est de cette génération, issue de la famille décomposée, qui a dû apprendre comment devenir parents dans les livres et qui se promet de ne pas suivre l'exemple lamentable de sa propre famille.

J'ai beaucoup apprécié l'écriture de ce roman. Enfin un auteur masculin qui ose écrire une vision différente et surtout optimiste sur l'engagement et la famille. Ça fait changement de la recette maintes fois réécrite à la Invincible ou Horloge Biologique. Ça nous donne enfin espoir à nous les femmes que nous ne sommes pas les seules pour qui les valeurs familiales sont primordiales. 

9/10

Extraits:

"Comment dire ma femme? Comment dire qu'elle vole et qu'elle glisse sans dire qu'elle vole et qu'elle glisse? Je la prend par sa bouche, par son cou, ses cheveux, sa joue, le haut de sa joue sous les yeux, par ses yeux, ses jambes, ses genoux, ses mains, ses doigts, ses paumes et ses ongles, par le dessus de ses mains, le côté, entre es doigts ouverts et pliés. Et je ne dis pas tout. Je pense à son dos, ses grains de beauté, son âge et son prénom. La couleur de sa peau, son sourire qui me reste dans la tête, je la prends aussi par là. Par la lampe qu'elle a achetée pour décorer la chambre. Je la prends et la ressens pleinement telle qu'elle est, par le fait qu'elle ait choisi cette lampe plutôt qu'une autre, et je pense exactement à cet instant où elle a peut-être hésité, pesé le pour et le contre, puis s'est décidée. Je l'aime parce qu'elle casse notre voiture, qu'elle laisse les lumières allumées inutilement, qu'elle a déjà fait brûler le pâté au poulet alors qu'il n'y a rien de plus simple au monde que de faire chauffer ce genre de plat préparé. Je la prends quand elle respire et que je n'ai aucun contrôle là-dessus. Parce que, même si notre voiture nous a coûté la peau des fesses, nous a ruiné en assurances et en réparations diverses, elle la casse quand même. Elle rentre un après-midi et me dit:" Chéri, il est arrivé quelque chose, j'ai cassé la voiture" et que devant cela non plus, je ne peux rien. Comme pour les casseroles calcinées, les chaussettes devenues rose dans une brassée où s'était glissée l'une de nos débarbouillette bourgogne. Je l'aime dans ce qui, chez elle, est indépendant de moi. Je l'aime dans son enfance, celle des trois ou quatre photos que je connais d'elle petite. Lorsque je ne la fréquentais pas encore. Dans ce qu'elle me raconte des maisons qu'elle a habitées. Je la prends même dans ce qu'elle était alors que je n'y étais pas, avant qu'elle existe dans ma vie." p. 113,114

"Je me lève étampé d'un sourire. Je prépare du café, je suis content de voir la petite se lever et de demander déjà quelque chose. Je vois ma femme assembler un sandwich pour le lunch, fouiller dans les plats Ziplock, mettre une touche de rouge à lèvres sur les lèvres de la petite déjà tout habillée - parce qu'elle désire déjà se maquiller -, et ne pas oublier de passer récupérer l'aspirateur chez le réparateur. Je les vois se préparer et je voudrais qu'il soit déjà dix-sept heures, pour que tous soient de retour. Même si dès qu'ils sont là, je ne sais pas quoi faire de plus pertinent que d'être là, je ne sais pas quoi dire pour exprimer tout mon amour. Et le radicaliser." p.152,153

Les trois modes de conservation des viandes, Maxime-Olivier Moutier, Marchand de feuilles, 2006, 261p.

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samedi 04 octobre

Délicate envolée

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vendredi 03 octobre

Un peu de douceur en ce matin d'automne...

John Mayer - Daughters

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jeudi 02 octobre

La fin de l'alphabet - C.S. Richardson

Fin_alphabetAmbroise Zéphyr, un homme dans la cinquantaine, apprend à la suite d'une visite médicale qu'il souffre d'une maladie grave et qu'il ne lui reste que quelques jours à vivre. Il décide d'entreprendre un voyage autour du monde avec sa femme Zappora. Il choisi 26 destinations associées aux 26 lettres de l'alphabet; A pour Amsterdam, B pour Berlin...

Entrepris dans l'urgence pour profiter du temps qui lui reste, l'escapade est de plus en plus pénible. Il ressent le besoin de s'arrêter, de ralentir le rythme essoufflant pour profiter de la vie, du quotidien...

Ce premier roman de C.S. Richardson pose un regard tendre sur la vie. Le style est plutôt original. Les paragraphes très courts donnent l'impression de précipitation, d'urgence. Et puis, soudainement, la narration passe au "je", le rythme ralentit laissant le temps aux personnages de reprendre leur souffle...

7.5/10

                                                                           

    La fin de l'alphabet, C.S. Richardson, Alto, 2007, 149p.

                              

Posté par aBeiLLe_ à 17:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 01 octobre

À vos marques, prêts, bloguez!

Welcome_hive

Voilà, c'est fait, je me lance à mon tour dans le grand monde de la blogosphère littéraire! Ça me trottait dans la tête depuis un petit moment. Un grand pas pour la petite timide que je suis...

Depuis déjà deux ans je farfouille parmi les innombrables blogs littéraires, j'y trouve de petits bijoux qui comblent mon besoin viscéral de lectures. Alors, à mon tour de vous donner des envies livresques!

Bienvenue chez moi!

Posté par aBeiLLe_ à 14:47 - Commentaires [3] - Permalien [#]