Janicot

Tous les problèmes auxquels on est confronté dans l’existence (enfance difficile, amour malheureux, handicap, pauvreté, maladie, etc.) ont été explorés par les romanciers du monde entier. A chaque symptôme correspond donc un roman qui permet de le traiter. Stéphanie Janicot propose au lecteur pour chaque problème rencontré son antidote sous forme de roman, soit que le héros ou l’héroïne qu’elle nous présente ait traversé la même épreuve, soit que l’analyse de ses déboires nous permette de trouver la solution pour s’en sortir. Les mots pour dire les maux… Tout en se cultivant et en se divertissant, en sortant de soi, on s’ouvre aux autres. Sans prétention, en recensant romanciers du XIXe comme du XXIe, en faisant appel à l’humour et à la légèreté pour contrecarrer l’image négative de soi que chacun porte enfermé sur sa douleur secrète, c’est un hommage à la littérature, à la connaissance et à la possibilité qu’a chaque individu de transformer son destin. (fnac.com)

Je me suis ruée sur ce bouquin dès qu’il a été disponible à ma bibliothèque. En bonne LCA, la guérison par les livres, j’y crois! Mais j’ai vécu une grosse déception en lisant le livre de Stéphanie Janicot. C’est écrit sur un ton très (trop) léger, tout passe bien au début avec les thèmes abordés tel que « Je suis moche », « J’aime un homme plus jeune que moi » ou « Mon collègue me marche sur les pieds » mais quand vient le temps de parler de sujets tel que « J’ai été violée » ou « Je voudrais mourir » je trouve que l’humour n’a tout bonnement pas sa place. Un autre point déplorable à mon avis, les résumés des œuvres sont très sommaires et ne donne pas une vision juste de la force des œuvres cités.

Et le pire du pire de ce bouquin, les trop nombreuses ERREURS que contient ce roman supposément écrit en « hommage » aux livres cités. L’auteur écrit à un moment dans le roman qu’elle a lu en entier les 100 livres recensés sauf un qu’elle n’a pu finir. Alors là je me dis qu’elle aurait peut-être dû demander quelques révisions ou au moins relire certaines œuvres car elle en a massacré quelques unes, à commencer par le personnage notre chère Jane Austen; elle ose prénommer Mr. « Fitzwilliam » Darcy : Marc !!! Comme le Marc Darcy du Journal de Bridget Jones d’Helen Fielding ! Holly *%&?%/&$ ! Sacrilège ! Autre coquille dans ce livre; Lolita de Nabokov a bien été écrit par Vladimir Nabokov et non par Ivan (son neveu…). Ewh !? Une autre bourde, moins dérangeante celle-là se situe lorsque Janicot parle du roman Le Grand Cahier d’Agota Kristof elle indique que les deux protagonistes du roman ont été « envoyés à la campagne chez une tante éloignée » il ne s’agit pas d’une tante éloignée mais bien de leur grand-mère… Déception. Je passe.

4/10

100 romans de première urgence pour (presque) tout soigner, Stéphanie Janicot, Albin Michel, 2008, 226p.