mardi 24 mars

Holà!

bee

En pause pour une durée indéterminée... Je m'envole demain pour le Mexique! Passer des heures allongée sur la plage un bouquin à la main... Hum! Un pur bonheur!

À bientôt et bonne lecture!

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dimanche 22 mars

Asphalte et vodka - Michel Vézina

michel_v_zina4e couverture:

Quand Jean propose à Carl de le ramener dans son village natal de St. Louis d'Gaspé Peninsula, peut-il se douter de l'ampleur de l'aventure qui s'annonce?

De Tampa Bay en Floride à Matapédia au Québec, en passant par les bayous de la Louisiane, les bas-fonds de New-York et le Chinatown de Montréal, ce n'est pas tout à fait vers cette improbable terre d'origine que voyagent les deux trompettiste, dans le vieux station déglingué de Carl White, mais vers un destin mouvant qui leur donne l'impression d'un jardin d'une grandeur telle qu'ils n'en connaissent pas encore les limites. Il y a la route bien sûr, la musique, l'alcool, la dope… et la route encore, l'asphalte et la vodka, et la téquila… et encore la route, toujours la musique, et puis une robe, rose saumon, une robe avec laquelle Carl danse tous les soirs depuis près de quarante ans et qui aurait appartenu à la légendaire Jayne Mansfield. Mais ça c'est lui qui le dit. Et il en dit des choses, Carl. Et Jean écoute, entend cette langue de l'exil qui se raconte, qui invente et qui rêve, cette langue qui ne ressemble à aucune autre langue, si ce n'est à celle du cœur et de la dépossession.

Les voisins du sud diraient sans doute d'Asphalte et vodka qu'il s'agit d'un road Novel, et pourquoi auraient-ils toujours tort, les voisins du sud? D'autres parleront probablement d'un "roman du pays", au sens le plus vaste, le plus noble du terme. Une chose demeure, ce roman constitue, jusque dans ses excès, peut-être surtout dans ses excès, à la fois un remarquable éloge de l'incontournable territorialité qui habite chacun de nous et une somptueuse fête de langage.

Quelle 4e de couverture présomptueuse! Je ne suis aucunement d'accord avec ce qui est dit ici. Je n'ai pas du tout aimé ce roman. Les raisons qui m'ont poussées à terminer la lecture de ce livre est qu'il fait parti de mon Challenge ABC et qu'il est plutôt court. Je l'avais choisi pour mon Challenge parce que j'aime encourager les romanciers québécois, mais celui-là n'est pas du tout pour moi. Tout au long du récit les protagonistes se droguent et boivent de l'alcool, c'est à-peu-près tout ce qu'il font, et je rappelle que c'est un road novel. Ils sont gelés raide et saoul mort au volant, et il n'y a pas de problème. Là moi je n'accroche pas, tout ça me frustrait énormément. En égard de ma personnalité et de mon métier ce n'est pas le genre de choses que je tolère. Et le langage utilisé m'a fait dressé le poils des bras. Je n'ai pas compris la moitié des dialogues, et je suis pourtant québécoise pure laine. À oublier.

2/10 (pour l'effort)

Extrait:

"Je me souviens juste dret comme hier quand qu'chu parti d'che nous. J'ta juste quinze… Pôpa v'na dret de m'annoncer que there was no land for me… Y falla que j'alla à ville tcheuk part pis que j'me trouve some work… J'ta l'plus jeune pis le weakest d'la famille. Pis c'éta moé qui v'na saoul l'faster itou! Toué swèrs après qu'les fréres pis l'pére sonta rentrés du bois, du champ ou bin d'la barn, y'ava faim pis y'ava soèf some goddam de time! Mes sœurs fournissa pas à les faire manger pis à les faire boire. Moi, j'ava pas leu force. Depuis l'âge de onze ans, j'parta hec eux aut eul matin, mais apra l'dîner, j'ta dispensed. J'pouva pas suire anymore… J't'a pu capab… J'ta pas assez fort…" p.71

Avez-vous compris quelque chose!? Et c'est comme ça une bonne partie du roman et parfois pire… Il paraîtrait que ce c'est l'accent gaspésien, ou quelque chose dans le genre. Peut-être dans une autre vie!

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Asphalte et vodka, Michel Vézina, Québec Amérique, 2005, 158p.

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samedi 21 mars

Baisers de cinéma - Éric Fottorino

fottorino4e couverture:

"Je ne sais rien de mes origines. Je suis né à Paris de mère inconnue et mon père photographiait les héroïnes. Peu avant sa mort, il me confia que je devais mon existence à un baiser de cinéma."

Cette histoire est celle de la quête de Gilles Hector pour retrouver sa mère à travers les écrans de cinéma, parmi les visages des actrices du temps passé. C'est aussi un hommage à son père disparu, et au cinéma en noir et blanc qu'il affectionnait tant. C'est aussi l'histoire d'amour impossible avec Mayliss (quel joli prénom) une femme mystérieuse et inaccessible. Je me suis laissée embarquer dans cette histoire teinté d'ombre et de lumière. C'est joliment écrit, des phrases simples, des mots justes sans en faire trop. J'ai aussi beaucoup apprécié la fin, jolie et pleine d'espoirs. Ce roman m'a donné envie de découvrir les classiques du cinéma français. Une lecture agréable.

8/10

Extraits:

"Je revois une de ces balades sur les quais, un matin très tôt en été. L'air frais entrait dans l'habitacle. Il l'avalait ;a grandes lampées pour mieux se lancer dans de longues phrases à l'issue incertaine. Mon père s'interdisait de raconter deux fois la même histoire. C'était pour lui une question de politesse: ne pas servir aux autres un récit déjà usé. Transformant la réalité selon ses hôtes de la banquette arrière, il fit ainsi du mensonge un art suprême, une manière de respirer, d'exister encore un peu, de se sauver." P.22

"Je crois que mon père avait l'œil. Il savait saisir une défaillance, une colère muette, la trace infime d'un incident de tournage sur un visage très pur. On aurait dit qu'il pressentait chez les comédiens leurs moments d'abandon, leur peur de ne pas être à la hauteur du film, du metteur en scène ou seulement de leur propre image." P.59

"Elle avait rangé ses crèmes, ses brosses et ses sourires de petite fille. Elle avait gommé près de sa bouche les marques de la mienne. Avec ses joues pâles, son corps indemne, un trait noir sur ses yeux et sa myopie sur le monde, elle pouvait affronter le retour dans sa propre vie, l'éternel retour des amoureuses qui confondent le plaisir avec la douleur." p.101

Baisers de cinéma, Éric Fottorino, Gallimard, 2007, 188p.

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vendredi 20 mars

Swap Paris

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Ahhh Paris! (soupir) Je suis allée visiter la Ville Lumière l'été dernier. Mon premier voyage outre Atlantique et ce fut mes plus belles vacances, rien de moins! J'en rêvais depuis si longtemps! La Tour Eiffel, Montmartre et le Sacré-Coeur, le musée du Louvre, Notre-Dame, les longues promenades dans le rues de Paris, les délicieuses patisseries, des moments inoubliables! Alors je ne pouvais pas passer à côté du Swap Paris organisé par Loula. Si vous voulez participer vous aussi, il reste quelques places disponibles, les inscriptions se terminent le 31 mars. Bon Swap!

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mercredi 18 mars

Le violoncelliste sourd - Francis Malka

malka4e couverture:

Un jeune violoncelliste ambitieux se brouille avec son maître. Un projecteur se détache du plafond lors d’un concert et le blesse à la tête. Une surdité soudaine met fin à une carrière prometteuse.

Fin? Pas tout à fait. Car, contre toute attente, l’ouïe du violoncelliste se rétablit. Suivant les conseils de Léon Honneger, son impresario, le jeune musicien concevra la plus grande imposture qu’ait vue le monde musical à ce jour : il cachera son rétablissement au monde entier et feindra la surdité afin de relancer sa carrière. Le succès est instantané. Du jour au lendemain, il devient un prodige, un phénomène qui fait courir les foules d’un bout à l’autre de l’Europe. Comment un sourd peut-il manier le violoncelle avec tant de doigté? Et surtout, comment peut-il jouer aussi juste?

Mais le secret est d’autant plus lourd à porter qu’il est grand. Si le violoncelliste parvient à berner tout le monde, des médias jusqu’à Clara Higgins, son accompagnatrice, il ne fait pas le poids face à ceux dont le métier consiste à démasquer les imposteurs.

C’est ainsi que, sous la menace constante que son mensonge soit révélé au grand jour, il doit maintenant obéir malgré lui aux ordres des services secrets israéliens.

J’aime beaucoup le violoncelle, c’est la raison pour laquelle j’ai été attirée par ce livre de Francis Malka dont c’est le deuxième roman, mais le premier que je lis. Une très bonne idée de l’auteur d’inscrire à la toute fin du roman un index des œuvres par chapitre nous incitant à écouter la musique que le violoncelliste interprète au cours de l’histoire. Dans le roman, il y a plusieurs beaux passages sur la musique, ce sont les moments que j’ai le plus apprécié. Là où il y a faiblesse à mon avis, c’est quand l’auteur évoque le conflit israélo-palestinien, c’est long et compliqué, et j’avoue que ça ne m’intéresse pas du tout. Alors un bon roman, mais pas inoubliable.

6.5/10

Le violoncelliste sourd, Francis Malka, Hurtubise HMH, 2008, 195p.

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mardi 17 mars

100 romans de première urgence pour (presque) tout soigner - Stéphanie Janicot

Janicot

Tous les problèmes auxquels on est confronté dans l’existence (enfance difficile, amour malheureux, handicap, pauvreté, maladie, etc.) ont été explorés par les romanciers du monde entier. A chaque symptôme correspond donc un roman qui permet de le traiter. Stéphanie Janicot propose au lecteur pour chaque problème rencontré son antidote sous forme de roman, soit que le héros ou l’héroïne qu’elle nous présente ait traversé la même épreuve, soit que l’analyse de ses déboires nous permette de trouver la solution pour s’en sortir. Les mots pour dire les maux… Tout en se cultivant et en se divertissant, en sortant de soi, on s’ouvre aux autres. Sans prétention, en recensant romanciers du XIXe comme du XXIe, en faisant appel à l’humour et à la légèreté pour contrecarrer l’image négative de soi que chacun porte enfermé sur sa douleur secrète, c’est un hommage à la littérature, à la connaissance et à la possibilité qu’a chaque individu de transformer son destin. (fnac.com)

Je me suis ruée sur ce bouquin dès qu’il a été disponible à ma bibliothèque. En bonne LCA, la guérison par les livres, j’y crois! Mais j’ai vécu une grosse déception en lisant le livre de Stéphanie Janicot. C’est écrit sur un ton très (trop) léger, tout passe bien au début avec les thèmes abordés tel que « Je suis moche », « J’aime un homme plus jeune que moi » ou « Mon collègue me marche sur les pieds » mais quand vient le temps de parler de sujets tel que « J’ai été violée » ou « Je voudrais mourir » je trouve que l’humour n’a tout bonnement pas sa place. Un autre point déplorable à mon avis, les résumés des œuvres sont très sommaires et ne donne pas une vision juste de la force des œuvres cités.

Et le pire du pire de ce bouquin, les trop nombreuses ERREURS que contient ce roman supposément écrit en « hommage » aux livres cités. L’auteur écrit à un moment dans le roman qu’elle a lu en entier les 100 livres recensés sauf un qu’elle n’a pu finir. Alors là je me dis qu’elle aurait peut-être dû demander quelques révisions ou au moins relire certaines œuvres car elle en a massacré quelques unes, à commencer par le personnage notre chère Jane Austen; elle ose prénommer Mr. « Fitzwilliam » Darcy : Marc !!! Comme le Marc Darcy du Journal de Bridget Jones d’Helen Fielding ! Holly *%&?%/&$ ! Sacrilège ! Autre coquille dans ce livre; Lolita de Nabokov a bien été écrit par Vladimir Nabokov et non par Ivan (son neveu…). Ewh !? Une autre bourde, moins dérangeante celle-là se situe lorsque Janicot parle du roman Le Grand Cahier d’Agota Kristof elle indique que les deux protagonistes du roman ont été « envoyés à la campagne chez une tante éloignée » il ne s’agit pas d’une tante éloignée mais bien de leur grand-mère… Déception. Je passe.

4/10

100 romans de première urgence pour (presque) tout soigner, Stéphanie Janicot, Albin Michel, 2008, 226p.

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samedi 14 mars

Les carnets de Douglas - Christine Eddie

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4e couverture:

Le même jour, deux adolescents parviennent à fuir un destin qui les aurait emmurés. Ils se trouvent, deux ans plus tard, à Rivière-aux-Oies, un village beaucoup trop discret pour figurer sur une carte. Au cœur de la nature généreuse et sauvage, ils s’aiment, à l’abri des rugissements du vingtième siècle. Jusqu’à ce que la vie, comme d’habitude, fasse des siennes.

Fondu au blanc.

Les années passent, Rivière-aux-Oies se métamorphose avec, en arrière-plan, une révolution à peine tranquille et le saccage des bétonnières. Une famille singulière s’improvise, malgré les ragots et en dépit des blessures. Dans la maison du docteur, les liens se tissent avec tendresses. Un médecin au cœur rafistolé, une institutrice au nom imprononçable et une enfant surgie des bois vont peut-être permettre à Douglas d’entendre enfin la réponse du vent.

Une passion comme au cinéma, qui se déploie à l’ombre d’un arbre, d’une clarinette et de la beauté fragile du monde.

Je me retrouve sans voix devant ce magnifique premier roman de Christine Eddie. Il m’est très difficile de parler de mon ressentiment après la lecture de ce livre qui est venu me cherche au plus profond de mon âme. J’ai été happée par ce récit d’une belle histoire d’amour. Le style épuré et poétique de l’auteur m’ont énormément plu. Les chapitres courts se lisent d’une traite et nous envoûtent. Les thèmes abordés; l’amour, la musique et la nature ont tout pour me plaire. Un roman intense, doux et beau. Je ne peux que vous inciter à le lire!

10/10

Je vous laisse avec deux magnifiques passages du roman qui m'ont beaucoup émue.

« Eh bien oui, quelquefois l’amour sait être grandiose.

Pour Douglas, Éléna choisit le corps qui lui allait le mieux. Elle demanda à l’humidité de lui boucler encore plus les cheveux et au soleil de lui colorer les joues. L’eau de la rivière lui adoucissait la peau et la lumière égayait ses yeux. Elle enfila ses jambes du dimanche et se vêtit de ses plus beaux seins. Elle s’accrocha à la bonne humeur et son rire se mit à retentir en écho dans la forêt. Aimer Douglas la rendit plus heureuse.

Pour Éléna, Douglas déverrouilla son âme. Timidement d’abord, puis avec confiance, comme une fenêtre qui s’ouvre lentement sur la mer. Il vida devant elle ses vieux tiroirs, laissant s’envoler ses craintes, une à une, libérées du tourment où il les avait tenues enfermées. Il dépoussiéra sa solitude. Avec l’aide de Mozart, de Liszt, de Schumann et de Debussy, il lui fit cadeau d’une tendresse empreinte de grâce. Et, entre les pages jaunies de ses livres de poésie, il trouva les mots de l’amour. Aimer Éléna rendit Douglas plus humain. » p. 61

~~~

« Il était comme ça, Douglas, quand il était l’amoureux d’Éléna. Il lui raccommodait l’âme avec des phrases inattendues, pleine de miel, et elle finissait par oublier une fois pour toutes sa vieille rancune de Saint-Lupien. Il avait cette façon bien à lui, gentille et empressée, de lui faire croire à tout ce en quoi elle voulait croire. Même la nuit, quand la forêt devenait intimidante et se couvrait de noir foncé.

-Tu es mon gouvernail. Reste avec moi, bouclette.

Mon gouvernail, ma boussole, mon paratonnerre. C’était tout lui, ça. N’avoir pas parlé durant vingt ans et connaître soudain un dictionnaire entier de mots d’amour. Enrubanner Éléna de formules remplies à ras bord. La soulever d’une phrase, l’installer au sommet du ravissement et ne rien faire pour qu’elle en redescende. La nommer comme on baptise une terre longuement convoitée, finalement conquise. C’était beaucoup plus fort que lui. Parce qu’elle avait le soleil qui lui éclaboussait la figure. Surtout la nuit. » p.67-68

Les carnets de Douglas, Christine Eddie, Alto, 2007, 198p.

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jeudi 12 mars

Mange, prie, aime - Elizabeth Gilbert

mange_prie_aime4e couverture:

À trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une Américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l’angoisse, le doute, l’insatisfaction…

S’ensuivent un divorce, une dépression et une liaison désastreuse qui la laissent exsangue et encore plus désemparée. Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. À elle de se construire la vie qu’elle s’est choisie!

En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie », en Inde, ashram et rigueur ascétique l’aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols!) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l’équilibre qu’on appelle le bonheur…

Elizabeth Gilbert nous invite à un voyage vers l’inconnu joyeux et émouvant, libéré des mascarades et faux-semblants. À travers une mosaïque d’émotions et d’expériences culturelles, elle a su conquérir le cœur de millions de lectrices qui ont aimé pleurer et rire avec elle. Et qui rêvent de changer de vie, elles aussi…

Mange, prie, aime est un livre autobiographique qui raconte les efforts d’une américaine divorcée et dépressive qui prend une année sabbatique autour du monde pour prendre soins d’elle, de son corps, de son cœur, et surtout de son âme. Le roman se divise en trois parties. J’ai beaucoup aimé la première partie en Italie mais la partie où elle se trouve dans son ashram en Inde m’a beaucoup ennuyé, j’ai même failli abandonner, mais j’ai tenu bon et j’ai été récompensée par une très belle dernière partie en Indonésie. Ce livre est axé sur la croissance personnelle et les expériences de vie, mais il a un petit quelque chose de différent de ce qu’on retrouve habituellement dans ce genre de bouquin; de l’humour. Elizabeth Gilbert a le don de se moquer d'elle-même, y compris lorsqu'elle décrit les épisodes jalonnant son mal de vivre et son divorce à la new-yorkaise : long, douloureux et coûteux! Un roman qui se lit bien, mais il faut être adepte du genre…

6/10

Mange, prie, aime, Elizabeth Gilbert, Calmann-lévy, 2008, 453p.

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mercredi 11 mars

L'histoire de l'amour - Nicole Krauss

Krauss4e couverture:

À New-York, la jeune Alma ne sait comment surmonter la mort de son père. Elle croit trouver la solution dans un livre que sa mère traduit de l’espagnol, et dont l’héroïne porte le même prénom qu’elle. Non loin de là, un très vieil homme se remet à écrire, ressuscitant la Pologne de sa jeunesse, son amour perdu, le fils qui a grandit sans lui.

Et au Chili, bien des années plus tôt, un exilé compose un roman…

Trois solitaires qu’unit pourtant, à leur insu, le plus intime des liens : un livre unique, L’histoire de l’amour, dont ils vont devoir, chacun à sa manière, écrire la fin.

Ce roman s'organise autour de trois personnages, trois récits, trois vies qui à prime abord n’ont rien en commun. Mais au fil des pages, les destins se croisent et se décroisent, des liens se tissent entre les personnages et tout se met en place. Ce qui relit ces trois individus est un livre L’histoire de l’amour. Je trouve très intéressante l’idée du roman dans le roman.

La construction du roman est complexe, les protagonistes s'expriment tour à tour et pour ne pas se perdre dans le fil du récit un petit dessin au début de chaque chapitre nous permet de repérer qui est le narrateur. Une construction qui peut être déroutante au début mais au final c’est différent et plutôt plaisant.

Une lecture agréable, emplie de richesse humaine et de sensibilité. Un roman qui parle évidemment de l'Amour, mais aussi de l'angoisse de la mort et du deuil, de la solitude, de la famille, de la Shoah, de l'immigration, de l'exil.

La fin est très émouvante.

Un très joli roman!

8/10

L’histoire de l’amour, Nicole Krauss, Gallimard, 2006, 356p.

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lundi 09 mars

Wallpaper Tag

Un tag cours sur la blogosphère en ce moment. Il s'agit de faire découvrir notre fond d'écran. Puisque je possède deux ordinateurs je vous poste mes deux fonds d'écrans très différents. Je n'ai pas mon APN alors je vous en fait des miniatures...

Pour mon portable:

farniente

Une belle image de plage de sable blanc et d'eau azur! Pour me préparer pour mon voyage au Mexique dans 3 semaines!

Et sur mon ordinateur de bureau:

vladstudio_treeofbooks_1600

En vraie LCA un très bel arbre à livres dans de belles couleurs chaudes!

Voilà! Je passe ce Tag à tous ceux qui en ont envie! ;o)

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