Baricco_4e couverture:

Novecento n’a jamais connu d’autre univers que la mer. Devenu pianiste sur ce bateau dont il ne descend jamais, il devient un rouage et n’existe qu’à travers lui. Virtuose enflammant les " Roaring Twewties ", défiant Jelly Roll Morton " l’inventeur du jazz ", Novecento joue une musique jamais entendue, merveilleuse, à laquelle il restera lié pour l’éternité.

.

Novecento : pianiste n’est pas un roman mais bien un long monologue destiné à être lu sur une scène par un comédien, Eugenio Allegri. Je m’attendais à autre chose, c’est une belle histoire mais l’écriture de Baricco ne m’a pas du tout impressionnée. Je cherche encore la musicalité dans le texte dont tout le monde parle…

6/10

Extrait :

" Il savait écouter. Et il savait lire. Pas les livres, ça tout le monde peut, lui, ce qu’il savait lire, c’était les gens. Les signes que les gens emportent avec eux : les endroits, les bruits, les odeurs, leur terre, leur histoire… écrite sur eux, du début à la fin. Et lui, il la lisait, et avec un soin infini, il cataloguait, il répertoriait, il classait… chaque jour, il ajoutait un petit quelque chose à cette carte immense qui se dessinait peu à peu dans sa tête, une immense carte du monde, du monde tout entier, d’un bout jusqu’à l’autre, des villes gigantesques et des comptoirs de bars, des longs fleuves et de petites flaques, et des avions, et des lions, une carte gigantesque. Et ensuite il voyageait dessus, comme un dieu, pendant que ses doigts se promenaient sur les touches en caressant les courbes d’un ragtime. " p. 42

.

Alessandro Baricco, Novecento: pianiste, Mille et une nuits, 1999, 91p.

.

bizline2