quignard4e couverture:

" Il poussa la porte qui donnait sur la balustrade et le jardin de derrière et il vit soudain l’ombre de sa femme morte qui se tenait à ses côtés. Ils marchèrent sur la pelouse.

Il se prit de nouveau à pleurer doucement. Ils allèrent jusqu’à la barque. L’ombre de Madame de Sainte Colombe monta dans la barque blanche tandis qu’il retenait le bord et la maintenait près de la rive. Elle avait retroussé sa robe pour poser le pied sur le plancher humide de la barque. Il se redressa. Les larmes glissaient sur ses joues. Il murmura :

- Je ne sais comment dire : Douze ans ont passé mais les draps de notre lit ne sont pas encore froids. "

Tout d’abord, ce qui m’a attiré vers ce roman c’est le thème; la musique. Et aussi que l’histoire se déroule entre 1665 et 1690, qui est à mon avis une époque très intéressante. Tous les matins du monde est un très très court roman, ça se lit en moins d'une heure. Malheureusement, je n'ai pas vraiment embarquée dans l'histoire de cette famille de musiciens. J'aime les grandes oeuvres romanesques du 17e siècle, mais ici je n'ai pas trouvé mon compte. Peut-être justement à cause que c'est trop court. J'aurais aimé des personnages plus étoffés, des paysages grandioses, ça manquait cruellement d'ambiance tout ça! Un autre point négatif de ce roman c’est la mise en page des Éditions Gallimard, une police de caractère IMMENSE et des marges d’une largeur excessive, il ne doit y avoir que 50 mots par page! Je déteste quand pour faire plus épais donc forcément plus cher et plus rentable, on néglige l’environnement, les arbres, la nature…

4/10

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Tous les matins du monde, Pascal Quignard, Gallimard, 1991, 134p.

moineau

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