jeudi 17 septembre

C'est un départ!!!

GreceDrapeau

grece

Et voilà, mes valises sont bouclées! Cet après-midi, nous nous envolons, ma maman et moi, vers le soleil et la chaleur des Îles Grecques! Le plus difficile a été de faire le choix des livres qui me suivraient dans mon périple de 3 longues semaines en Grèce. J'ai longuement réfléchi à la question durant les deux dernières semaines. J'avais composé une PAL temporaire, j'ai ajouté un livre, mis un autre de côté, choisi un autre, ajouté un autre... j'ai finalement réussi à complété ma mini PAL-voyage! Mes choix sont:

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Je ne crois pas avoir le temps de tout lire mais mieux vaut être prudent!

Aucun billet n'est programmé pour les 3 semaines à venir, mais je vais tenter de venir vous dire un petit coucou et vous dire comment se déroule mon périple!

Comme plusieurs blogueurs/blogueuses ont fait cet été, j'ai décidé d'organiser un petit concours durant mes vacances. Une petite devinette.

À mon retour combien de billets à lire sur mon Google-Reader? Sachant que j'ai 198 abonnements sur mon GR et que je quitte pour 23 jours... 

Le gagnant se méritera une petite pochette protège livre (voir ici pour avoir une petite idée des modèles) et bien sûr le roman qui va dedans! Le titre reste à déterminer. :o)

De retour le 12 octobre...

À bientôt!

beedaisy2

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dimanche 13 septembre

Dimanche poétique

Pour ce dimanche poétique, j'avais envie de vous faire découvrir un des plus grands poètes québécois, Gaston Miron . Je suis curieuse de voir ce que Celsmoon a choisi de nous présenter, et vous?

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Plus belle que les larmes

Un poème de Gaston Miron

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Jeune fille plus belle que les larmes

qui ont coulé plus qu'averses d'avril

beaux yeux aux ondes de martin-pêcheur

où passaient les long-courriers de mes désirs

mémoire, ô colombe dans l'espace du coeur

je me souviens de sa hanche de navire

je me souviens de ses épis de frissons

et sur mes fêtes et mes désastres

je te salue toi la plus belle

et je chante

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beef_e

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jeudi 10 septembre

Comme un roman - Daniel Pennac

pennacobjectif_PAL "Le temps de lire, comme le temps d'aimer, dilate le temps de vivre."

4e couverture:

LES DROITS IMPRESCRIPTIBLES DU LECTEUR

1. Le droit de ne pas lire.

2. Le droit de sauter des pages.

3. Le droit de ne pas finir un livre.

4. Le droit de relire.

5. Le droit de lire n'importe quoi.

6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)

7. Le droit de lire n'importe où.

8. Le droit de grappiller.

9. Le droit de lire à voix haute.

10. Le droit de nous taire.

Comme un roman n'est pas un roman mais un essai écrit, comme son titre le dit si bien, comme un roman. C'est un manifeste pour l'amour de la lecture, un plaidoyer sur le retour au plaisir initial de la lecture. Une invitation à réfléchir à la manière pédagogique d'aborder la littérature pour enfin en finir avec la mauvaise conscience du lecteur.

Pennac nous raconte des anecdotes sur son expérience de lecteur, de père et de professeur. Il nous raconte la façon dont il s'y est pris pour intéresser ses élèves aux livres en leur lisant le début des romans sans poser de questions en échange, juste pour le plaisir.

En tant que lectrice passionnée, cet essai m'a fortement interpellée. C'est plaisant à lire et très intéressant. Pennac a une écriture fluide et agréable. Plusieurs phrases m'ont fait sourire et hocher la tête, parce que oui, ce qu'il dit ce n'est pas fou! Mon exemplaire est parsemé de petits post-it jaunes pour autant de passages qui m'ont interpellées. Je remercie Monsieur Pennac pour ces "Droits imprescriptibles du lecteur"! :o)

À mettre entre les mains de tous les amoureux des livres!

8/10

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Extraits:

"Relire, ce n'est pas se répéter, c'est donner une preuve toujours nouvelle d'un amour infatigable." p. 64

"Une lecture bien menée sauve de tout, y compris de soi-même." p. 91

"On était fermé, face au livre clos. On nage à présent, déployé dans ses pages." p. 131

"Le vrai plaisir du roman tient en la découverte de cette intimité paradoxale: L'auteur et moi… La solitude de cette écriture réclamant la résurrection du texte par ma propre voix muette et solitaire." p. 132

"La lecture ne relève pas de l'organisation du temps social, elle est, comme l'amour, une manière d'être."

p. 137

"On ne force pas une curiosité, on l'éveille." p. 141

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Comme un roman, Daniel Pennac, Gallimard, Folio, 1992, 197p.

abc_abeille

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mardi 08 septembre

Les invités de l'île - Vonne van der Meer

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4e couverture:

Située sur une île au large des côtes hollandaises, la Rose des Dunes accueille chaque été de nouveaux occupants. Les vacanciers se succèdent, leurs histoires défilent et transforment la maison en théâtre de vie. Un couple répare son amour, une femme en pleine convalescence retrouve goût à la vie. Les destins se construisent ou se déchirent sous la pulsion des embruns. En véritable metteur en scène, Vonne van der Meer fait jouer au fil des pages une comédie sensible et épurée sur la nature humaine.

Ahhhh, je déteste être déçue par un roman que j'attends depuis longtemps. Surtout quand le dit livre est très gentiment offert (ici par Liméa lors du Swapounet, un air de vacances). Ce roman avait trouvé une place dans ma LAL depuis sa sortie poche en 2005 et j'étais incapable de le trouver au Québec (Je déteste commander des romans chez le libraire, s'il n'est pas disponible, je n'achète pas!).

Les invités de l'île n'est pas vraiment un roman, je le qualifierais plutôt de recueil de nouvelles. Chaque chapitre racontes, le temps d'un été, les vacances des différents locataires de la maison de location Duinroos sur l'île de Vlieland au large des côtes hollandaises. Les vacanciers viennent chercher le repos et la sérénité sur l'île, mais les vacances ne se déroulent pas toujours comme ils l'avaient prévu. J'ai aimé certaines nouvelles, d'autres beaucoup moins. J'ai eu de la difficulté à m'attacher à certains personnages, leurs problèmes ne me touchais pas vraiment. Peut-être est-ce dû au style d'écriture de l'auteur qui ne m'a pas du tout envoûté. Une petite déception…

6.5/10

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Extraits:

"Au loin, on entendait le murmure de la mer. Il régnait un calme tel qu'il eut l'impression que ses pensées étaient audibles, mot pour mot, comme s'il les avait chuchotées à l'oreille de quelqu'un." p.25

"Plume, voilà comment elle allait l'appeler pour le moment, car une autre dénomination revêtait une connotation trop concrète, trop réelle, impliquait des genoux râpés ou le choix d'un collège; qui plus est, elle ignorait encore si elle allait laisser cette plume devenir vraie. C'est à cela qu'elle voulait réfléchir cette semaine." p.49

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Les invités de l'île, Vonne van der Meer, 10/18, 2005, 221p.

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BeeHive2

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lundi 07 septembre

Lecture commune - Jane Eyre

Depuis quelques semaines, suite au lancement du défi Objectif PAL initié par antigone, plusieurs lecteurs ont décidés de prendre les grands moyens et de faire équipe pour venir à bout des monstrueuses piles de livres non lus qui font exploser leurs bibliothèques. Dans la frénésies de ces lectures communes, ma très chère Celsmoon et moi avons emboîté le pas et décidé comparer nos PALs et de lire conjointement quelques romans. Pour notre première lecture nous avons choisi:

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La date de publication des billets: Le 31 octobre.

Nous avons déjà recruté Jules et Hermione. Alors si ça vous intéresse, joignez-vous à nous! Plus on est de fous, plus on lit!

bookworm nous accompagne!!!

Nous avons aussi recruté emiLie, Edelwe et Mango !!!

Marie aussi se joint à nous!!!

On a aussi recruté AustenGirl et Cécile!

À la dernière minute, Cynthia se joint à nous!

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beeliner2

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dimanche 06 septembre

Dimanche poétique

Un peu de poésie en ce dimanche ensoleillé. Je vous présente aujourd'hui un magnifique poème de Pablo Neruda, mon poète favori.

Celsmoon pour sa part, a choisi de nous faire découvrir un poème tiré de la correspondance entre Musset et Sand. Elle recense aussi toutes les participantes des dimanche poétiques. Joignez-vous à nous!

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Poème XVIII – Vingt poèmes d'amour

Un poème de Pablo Neruda

Aquí te amo.

En los oscuros pinos se desenreda el viento.

Fosforece la luna sobre las aguas errantes.

Andan días iguales persiguiéndose.

Se desciñe la niebla en danzantes figuras.

Una gaviota de plata se descuelga del ocaso.

A veces una vela. Altas, altas estrellas.

O la cruz negra de un barco.

Solo.

A veces amanezco, y hasta mi alma está húmeda.

Suena, resuena el mar lejano.

Este es un puerto.

Aquí te amo.

Aquí te amo y en vano te oculta el horizonte.

Te estoy amando aún entre estas frías cosas.

A veces van mis besos en esos barcos graves,

que corren por el mar hacia donde no llegan.

Ya me veo olvidado como estas viejas anclas.

Son más tristes los muelles cuando atraca la tarde.

Se fatiga mi vida inútilmente hambrienta.

Amo lo que no tengo. Estás tú tan distante.

Mi hastío forcejea con los lentos crepúsculos.

Pero la noche llega y comienza a cantarme.

La luna hace girar su rodaje de sueño.

Me miran con tus ojos las estrellas más grandes.

Y como yo te amo, los pinos en el viento,

quieren cantar tu nombre con sus hojas de alambre.

***

Ici je t'aime.

Dans les pins obscurs le vent se démêle.

La lune resplendit sur les eaux vagabondes.

Des jours égaux marchent et se poursuivent.

Le brouillard en dansant qui dénoue sa ceinture.

Une mouette d'argent du couchant se décroche.

Une voile parfois. Haut, très haut, les étoiles.

Ô la croix noire d'un bateau.

Seul.

Le jour parfois se lève en moi, et même mon âme est humide.

La mer au loin sonne et résonne.

Voici un port.

Ici je t'aime.

Ici je t'aime. En vain te cache l'horizon.

Tu restes mon amour parmi ces froides choses.

Parfois mes baisers vont sur ces graves bateaux

qui courent sur la mer au but jamais atteint.

Suis-je oublié déjà comme ces vieilles ancres.

Abordé par le soir le quai devient plus triste.

Et ma vie est lassée de sa faim inutile.

J'aime tout ce que je n'ai pas. Et toi comme tu es loin.

Mon ennui se débat dans les lents crépuscules.

Il vient pourtant la nuit qui chantera pour moi.

La lune fait tourner ses rouages de songe.

Avec tes yeux me voient les étoiles majeures.

Pliés à mon amour, les pins dans le vent veulent

chanter ton nom avec leurs aiguilles de fer.

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pablo

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samedi 05 septembre

La mort d'un lac - Arthur Upfield

upfieldobjectif_PAL4e couverture:

Dans l'Australie des années 20, la nature, aride et sauvage, impose sa loi aux habitants de l'exploitation du lac Otway. Au cœur du bush, le travail des ouvriers est menacé par l'inexorable évaporation du lac. Et lorsqu'un certain Ray Gillen y trouve la mort, tous attendent la réapparition du corps. La théorie de la noyade est loin de satisfaire la police qui apprend que la victime était en possession d'une belle somme d'argent. Aussi dépêche-t-elledépêche-t-elle sur place l'inspecteur Napoléon Bonaparte. Se faisant passer pour un dresseur de chevaux, il assiste, spectateur attentif, à un huis clos étouffant où chacun semble avoir une bonne raison d'en vouloir à Gillen. Dans cette deuxième aventure de l'inspecteur Bonaparte, Arthur Upfield, maître du roman policier ethnologique, laisse la part belle à cette terre australienne qu'il admire tant. Une terre indomptable qui finit toujours par l'emporter sur l'homme.

Depuis quelques mois, j'ai envie de découvrir la littérature australienne, un pays qui m'intrigue et m'intéresse beaucoup. De ma situation géographique, l'Australie c'est à l'autre bout du monde, l'endroit le plus éloigné, c'est très exotique! J'ai envie de découvrir leur façon de vivre, leur environnement, leurs coutumes. Avec La mort d'un lac, j'ai été ravie! L'intrigue policière n'est qu'un prétexte pour parler de l'arrière pays et des conditions de vie exécrables de ses habitants. La chaleur insoutenable, le manque d'eau, l'isolement sont le quotidien des travailleurs des exploitations du bush australien. En parcourant les pages de ce roman, on ressent la brûlure du soleil dévastateur, le manque d'air, le sable qui s'insinue dans tout les recoins. On est témoin de la détresse de la nature, des animaux sous cette température implacable qui n'épargne rien ni personne. Un roman qui a bien répondu à mes attentes!

8/10

Extrait:

"À l'heure où le sol, sous les pieds, était encore plus chaud que les rayons de soleil couchant, ils se rendirent tous au lac… tous, y compris les femmes. Quand le régisseur et les deux femmes étaient sortis de la maison, les hommes s'étaient automatiquement joints à eux, comme s'ils étaient inéluctablement attirés par un aimant. Pas un mot ne fut prononcé tandis qu'ils traversaient les étendues plates aussi dures que du fer et atteignaient la surface plus molle qui, le matin encore, avait été recouverte d'eau." p. 161

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Belledenuit aussi a beaucoup aimé!

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La mort d'un lac, Arthur Upfield, 10/18, 1991, 281p.

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abc_abeille

Posté par aBeiLLe_ à 07:27 - - Commentaires [18] - Permalien [#]

mardi 01 septembre

Un cadeau...

N'est-il pas magnifique mon zani-mot abeille!?

zanimot_abeille

Un immense merci à Mr Kiki du Kikimundo. Je l'adore!!! :o)

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Une vie inachevée - Mark Spragg

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4e couverture: objectif_PAL

Einar Gilkynson est un homme blessé. Depuis la mort de son fils dans un accident de voiture, il mène une existence solitaire, dans un ranch délabré du Wyoming.

Mais le retour de Jean, la compagne de son fils, à qui il n’a jamais pardonné d’avoir survécu à l’accident, et de sa fille de neuf ans va bouleverser sa vie.

La présence miraculeuse de la petite Griff lui permettra-t-elle d’exorciser le passé?

Dans la lignée de L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, ce magnifique roman est une véritable ode à la nature et aux grands espaces de l’Ouest américain. C’est aussi une flamboyante histoire d’amour et de rédemption.

Une vie inachevée nous plonge dans une petite bourgade isolée au fin fond du Wyoming. Einar, un vieil homme bourru et taciturne subit sa vie depuis la mort accidentelle de son fils. Il en veut terriblement à sa belle-fille d’avoir survécu à l’accident et la tient responsable de la mort de son fils. Incapable de surpasser son chagrin, l’arrivée inopinée de Jean et de sa petite-fille Griff, dont il ne connaissait pas l’existence, viendra bousculer ses habitudes et celle de son fidèle ami Mitch. Griff apprivoisera les démons de son grand-père et réussira à percer la dure carapace qu’il s’est construit avec des années de rancœurs. Une vie inachevée est un roman sur l’importance dans notre vie de la famille et des amis. Mais surtout de l’importance du pardon qui nous permet d’avancer et d’être heureux. L’écriture de Mark Spragg est simple mais agréable. Les personnages ont des caractères bien définis et on s’attache facilement à eux. Une belle lecture de vacances pour ceux qui aiment l’ouest américain et ses grands espaces nimbés de soleil.

7/10

Extraits:

"Les bûches d’aubier craquent et se rompent dans le petit ventre du poêle, la chaleur enfle entre les planches en pin, des murs et du toit, usées par les intempéries, toute la cabane semble gémir." p. 11

"Elle baisse les mains et scrute son reflet, à quelques centimètres de sa figure. Elle souffle, la vitre s’embue, son reflet reparaît peu à peu. Il reste là devant elle, comme une sœur, pense-t-elle, juste au bout de son nez, tandis que le monde défile au-dehors. Elle entend les gens autour d’elle, les conversations chuchotées, les passagers qui bougent dans leur sommeil. Un monsieur tousse.

Elle murmure :

- Grand-père

Puis :

- Mon grand-père

Son reflet sourit. Elle ferme les yeux et tente d’imaginer l’homme qui a élevé son père. À quoi il ressemble. S’il sera capable de deviner tout de suite qu’elle est sa petite-fille." p. 87

"Les marches ne sont que des rondins coupés en deux dans le sens de la longueur. Toute la maison est en rondins. On croirait une forêt qui serait tombée et qu’on aurait empilée sur les côtés. Non seulement c’est beaucoup mieux qu’une caravane, mais c’est mieux que tous les endroits qu’elle a pu voir. C’est une vraie maison, du genre qui ne va pas s’user avant que ses habitants soient usés, eux aussi." p. 105

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Une vie inachevée, Mark Spragg, Albin Michel, Le Livre de Poche, 2005, 316p.

Je remercie  Blog_o_Book et les éditions Le_Livre_de_Poche pour m'avoir permis de découvrir cet agréable roman.

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beedeux

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