samedi 31 octobre 2009
Jane Eyre - Charlotte Brontë

4e couverture:
Orpheline, Jane Eyre est recueillie par sa tante, qui la traite durement depuis la mort de son mari, et vit avec ses cousins, qui ne sont pas tendres avec elle. Pour préserver leur tranquillité et pour tenter de corriger les 'vices' de l'enfant, la petite est envoyée dans une pension pour jeunes filles pauvres, Lockwood, où elle va grandir, étudier mais aussi connaître les misères d'un établissement fonctionnant grâce à la charité. Alors qu'elle a dix-huit ans, elle part pour le manoir de Thornfield et devient la gouvernante de la pupille du propriétaire, Edward Rochester. Au fil des jours, cet homme bourru va être séduit par le caractère et le naturel de Jane : c'est le début d'une grande histoire d'amour qui devra surmonter de nombreux obstacles pour être vécue.
Jane Eyre est un de ces romans anglais que toutes les femmes (ou presque) ont lu. Je dois vous avouer qu’avant d’ouvrir le roman, je ne savais strictement pas quel en était le sujet, je n’avais aucune idée de quoi il parlait. Je n’avais jamais lu de résumé de l’histoire, ni entendu parler de qui était cette fameuse Jane Eyre, tout ce que je savais, c’était que le roman était très apprécié, surtout des adolescentes qui on lu et relu cette histoire.
Après un début difficile, (j’ai débuté ma lecture dès mon retour de Grèce, j’avais la tête ailleurs…) j’ai été agréablement surprise et par cette histoire. Je ne peux pas dire que c’est un coup de cœur, mais quelle magnifique héroïne que cette douce et courageuse Jane! L’ambiance qui se dégage de l’œuvre est toute en nuances et c’est à mon avis le point fort du roman de Charlotte Brontë. Malgré quelques longueurs, j’ai beaucoup aimé. Ce que j’aurais aimé lire ce roman quand j’avais 14-15 ans!
8/10
Extraits :
"Les pressentiments, les affinités, les signes, sont choses étranges qui, en se combinant, forment un mystère dont l’humanité n’a pas encore trouvé la clef." p.310
"C’est que, dit-il, vous me faites éprouver parfois une curieuse sensation, surtout lorsque vous êtes près de moi, comme en ce moment; il me semble avoir là, à gauche, quelque part sous les côtes, un lien étroitement et inextricablement noué à un lien identique qui part d’un même point de votre petite personne. Si un tumultueux détroit, et peut-être deux cent milles de terre viennent s’interposer entre nous, j’ai bien peur que ce lien qui nous unit ne se brise, et alors mon cœur saignera, j’en ai la douloureuse perception. Mais vous, vous m’oublierez." p. 353
"Chaque fois que vous vous montrez curieuse, Jane, vous me faites sourire. Vous ouvrez les yeux comme un oiseau avide, vous avez, de temps en temps, des mouvements d’impatience, comme si les réponses n’arrivaient pas assez vite à votre gré et que vous vouliez lire dans le cœur même de celui qui vous parle" p. 436
Il y a quelques semaines, Celsmoon et moi avions décidé de lire ce roman ensemble et nous avons fait un appel à tous ceux qui voulaient bien ce joindre à nous. Vous avez été plusieurs à répondre à l’appel, cliquez pour voir les avis d'emiLie, de Cécile, d'Hermione, de Marie, de Bookworm, d'Edelwe, de Mango, d'AustenGirl et de Cynthia. Vous avez sûrement remarqué l'absence de Celsmoon dans cette liste... C'est qu'elle a eu beaucoup de difficultés à remplir le mandat, trop de contraintes tuent le plaisir... Mais je ne t'en veut pas ma belle! :o)
NB: J'ajouterai les liens quand les billets seront publiés.
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Jane Eyre, Charlotte Brontë, Librairie Générale Française, Le Livre de Poche, 1964, 633p.

mercredi 28 octobre 2009
Olympie - Nafplion - Épidaure - Mycènes
Dernière ligne droite avant notre départ pour les îles grecques! Nous avons visité le site d'Olympie, le berceau des Jeux Olympiques.






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Un petit passage éclair à Nafplion pour admirer ses châteaux forts.


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Un autre petit arrêt nous permet de découvrir le Théâtre d'Épidaure considéré comme le plus accompli et le mieux conservé des théâtres grecs antique. Il est réputé pour son accoustique exceptionnelle. Du haut des gradins, on peut entendre le bruit d'une feuille de papier déchirée sur la scène! J'en ai fait l'expérience, c'est incroyable!


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Finalement, nous avons visité le site exceptionnel de Mycènes, une très ancienne cité préhellénique. Mycènes est le royaume du héros Agamemnon, qui conduit l'armée grecque lors de la guerre de Troie.









Le tombeau d'Agamemnon
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mardi 27 octobre 2009
Le coeur cousu - Carole Martinez

4e couverture:
Dans un village du sud de l'Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse... Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s'initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d'enfants, eux aussi pourvus - ou accablés - de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte : les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d'imaginer. Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle de la vie.
Oh-My-Man! Quel choc, quel coup de poing, quel coup au cœur! Ce petit bijou de roman fait incontestablement parti de mon top 5! Wow! Je suis subjuguée par le talent de Carole Martinez, son univers m’a tout simplement fascinée! Il m’a littéralement scotchée sur mon transat une journée entière! (je l’ai lu lors de mon séjour en Grèce sur une plage de l’île de Mykonos). J’ai quitté la plage seulement après avoir tourné la dernière page, le roman en compte tout de même 442! Le soleil était couché depuis longtemps quand, le cœur serré, j’ai lu la dernière page, la dernière phrase, le dernier mot… Ahhh, ce fut pénible de quitter cette histoire, ces mots…
J’aurais voulu laisser quelques extraits mais je suis incapable de ne choisir que quelques passages de ce roman fabuleux, j’aurais pu mettre le roman entier! Je vous invite plutôt à le lire, si ce n’est déjà fait…
10/10
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Pour d'autres avis, faites un saut chez Blog-O-Book.
Et une entrevue géniale avec l'auteur chez Géraldine. Merci! :o)
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Le Coeur cousu, Carole Martinez, Gallimard, Folio, 2007, 442p. . .

Challenge English Classics
Après avoir mis au rancard mon Challenge ABC 2009 (à peine 50% des livres lus...) j'avais décidé de ne plus participer à ce genre de défi ultra contraignant et de m'en tenir à un challenge personnel pour l'année 2010, soit de faire baisser ma PAL, tout simplement.
Mais c'était sans compter sur l'initiative de Karine qui nous a concocté un défi des plus intéressant le Challenge
Notre mandat, rien de plus facile! Lire deux romans "classiques anglais" avant le 31 décembre 2010. On entend ici par "classique anglais" n'importe quel roman écrit par un auteur venant du Royaume-Uni (Angleterre, Écosse, Pays de Galles) ou de l'Irlande avant 1900. Ça tombe bien, j'ai tout plein d'auteurs anglais dans ma PAL!
Une petite visite chez Karine pour plus de précisions et une liste de plusieurs auteurs intéressants pré 20e siècle.
Bon challenge!

dimanche 25 octobre 2009
Dimanche poétique
C'est dimanche! Et comme chaque semaine, je vous offre un joli poème!
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Soupir
Un poème de Stéphane Mallarmé
Mon âme vers ton front où rêve, ô calme soeur,
Un automne jonché de taches de rousseur,
Et vers le ciel errant de ton oeil angélique
Monte, comme dans un jardin mélancolique,
Fidèle, un blanc jet d'eau soupire vers l'Azur !
- Vers l'Azur attendri d'Octobre pâle et pur
Qui mire aux grands bassins sa langueur infinie
Et laisse, sur l'eau morte où la fauve agonie
Des feuilles erre au vent et creuse un froid sillon,
Se traîner le soleil jaune d'un long rayon.
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Celsmoon a choisi de mettre un peu de soleil dans votre week-end!
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samedi 24 octobre 2009
Delphes
Selon la mythologie grecque, Delphes était le centre du monde, "l'ompholos" (littéralement le nombril du monde). On y trouve un sanctuaire dédié au Dieu Apollon érigé le long du flanc sud du mont Parnasse. Dans l'antiquité, les hommes se rendaient, un fois l'an, consulter l'oracle de Delphes qui permettait d'intérroger le Dieu Apollon.
Delphes est l'un des sites archéologiques les plus visités de Grèce. On peut admirer de ses hauteurs la "Mer des Oliviers" qui couvre toute la vallée du Pleistos. On peut aussi visiter le très intéressant musée de Delphes. Malheureusement, lors de notre passage à Delphes, il y avait eu une importante chute de pierres ce qui nous a empêché de parcourir le site en entier. Nous n'avons pas pu voir le théâtre, ni le gymnase et le stade. :o(












En bas à gauche, une réplique du "nombril" l'original se trouve au musée.

La très jolie église du village de Delphes.
vendredi 23 octobre 2009
Les Monastères des Météores
Les Météores est un site prestigieux aux impressionnantes falaises d'une beauté spectaculaire situé au nord de la Grèce dans la plaine de Thessalie. C'est un phénomène géologique unique, des immenses pitons rocheux sculptés par l'érosion fluviale. Au XIe siècle, des moines cherchant la solitude mais aussi à se rapprocher de Dieu avaient trouvé refuge dans les grottes aux sommets de ces énormes parois rocheuses. C'est au XIVe siècle que les moines construisirent peu à peu les premiers monastères à l'aide de monte-charges actionnés à bras par de simples cordages. Ils ne pouvaient accéder aux monastères qu’au moyen de longues échelles amovibles. Ils ont construit ainsi 26 monastères dont 6 subsistent encore et 3 sont toujours habités et ouverts aux visiteurs. Un site tout simplement extraordinaire!



















jeudi 22 octobre 2009
Athènes et l'Acropole
Les voici, les voilà les fameuses photos tant attendues! Je débute l'aventure photographique avec les images de la capitale de la Grèce, Athènes et du site spectaculaire de l'Acropole. Vraiment incroyable!





















La dernière photo, l'Acropole by night! C'est la superbe vue que l'on avait de notre chambre d'hotel! Nice!!!
Dur réveil...
Et pas juste pour moi! On l'attendait pas de sitôt, mais Dame Nature elle est passée ce matin et elle a laissé ce tapis de flocons tout blancs.


lundi 19 octobre 2009
Comment je suis devenu stupide - Martin Page

4e couverture:
Antoine a beau être diplômé d’araméen, de biologie et de cinéma. Il n’en est pas plus heureux. Et, selon lui, ce sont précisément son intelligence et sa lucidité qui lui gâchent l’existence. Aussi, décide-t-il d’arrêter de penser. Il envisage d’abord de devenir alcoolique, mais, dès le premier verre, il sombre dans un coma éthylique. Il s’intéresse ensuite au suicide, mais la mort ne l’attire décidément pas. Reste l’acte ultime : la crétinisation.
Loin de tout moralisme, avec humour et détachement, Martin Page pointe les contradictions contre lesquelles nous nous battons tous, pour peu que nous tentions de réfléchir.
Dans la vie, j’adore rigoler et je suis un très bon public. Je ris tout le temps et pour n’importe quoi. J’aime l’humour intelligent ou pince-sans-rire tout autant que l’humour plus "gras" qui ne vole pas très haut. C’est pourquoi ce roman est tout à fait indiqué pour moi. J’ai vraiment rigolé tout au long de ma lecture! J’en conviens que ce n’est pas un genre qui plaît à tous, mais moi il m’a conquise. Comment je suis devenu stupide c’est de l’ironie, de la dérision, de l’humour pur. Un roman qui ne se prend pas au sérieux mais qui, en même temps, nous fait réfléchir. J’adore ça! J’ai vraiment passé un bon moment de lecture!
9/10
Quelques extraits savoureux :
" Antoine ne se sentait pas l’âme d’un voleur, il n’avait pas assez de légèreté pour ça, aussi il prélevait seulement ce dont il avait besoin : une noisette de shampoing pressée discrètement dans une petite boîte à bonbons. Il procédait de la même manière pour le dentifrice, le savon, la mousse à raser, les grains de raisin, les cerises; prélevant sa dîme, il picorait ainsi quotidiennement dans les grands magasins et les supermarchés. De même, n’ayant pas assez d’argent pour acheter tous les livres qu’il désirait, et ayant observé l’acuité des vigiles et la sensibilité des portiques de sécurité de la FNAC, il volait les livres page par page et les reconstituait ensuite à l’abri dans son appartement, comme un éditeur clandestin. Chaque page étant gagnée par un délit, elle acquérait une bien plus grande valeur symbolique qui si elle avait été collée et perdue parmi ses sœurs; détachée d’un livre, dérobée, puis patiemment reliée, elle devenait sacrée. La bibliothèque d’Antoine comptait ainsi une vingtaine de livres reconstitués dans sa précieuse édition particulière." p. 8
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" Quoi que nous disions, quoi que nous fassions, il y a toujours une morale qui broute dans le pré de notre personnalité." p.9
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" C’était un de ces matins à l’orée de l’automne où la lune réussit à survivre au jour. Le soleil n’apparaissait pas dans le ciel : il perçait délicatement dans toutes les individualités naturelles et urbaines, transpirait des pétales des fleurs, des immeubles anciens et des visages fatigués des passants. Dans l’holocauste fécond du temps qui passe fleurissent pour les yeux traumatisables les seuls véritables édens, ceux dont l’architecture est une sensation." p. 119
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Comment je suis devenu stupide, Martin Page, Le Dilettante, J’ai Lu, 2000, 124p.






10 DÉCEMBRE












Aifelle