Marina "Nous ne nous souvenons que de ce qui n’est jamais arrivé…"

4e couverture:

Dans la Barcelone des années 1980, Óscar, quinze ans, a l'habitude de fuir le pensionnat où il est interne. Au cours de l'une de ses escapades, il fait la connaissance de Marina. Fascinée par l'énigme d'une tombe anonyme, Marina entraîne son jeune compagnon dans un cimetière oublié de tous. Qui est la femme venant s'y recueillir? Et que signifie le papillon noir qui surplombe la pierre tombale? S'égarant dans les entrailles d'une terrifiante cité souterraine, s'enfonçant dans les coulisses d'un inquiétant théâtre désaffecté, Óscar et Marina réveillent les protagonistes d'une tragédie vieille de plusieurs décennies.

L’an dernier, j’ai eu un immense coup de cœur pour L’Ombre du vent du même auteur. Un coup de cœur comme il en arrive rarement dans une vie de lectrice. Quand Blog-O-Book a proposé un partenariat avec les Éditions Robert Laffont, je m’y suis inscrite et j’espérais très fort être une de celles qui recevraient un exemplaire de Marina. Je ne vous dis pas mon bonheur quand j’ai su que j’avais été retenue !

Dès que j’ai reçu le roman, j’ai laissé tout en plan et je m’y suis plongée, pour en ressortir quelques heures plus tard avec une seule envie, lire un roman de Carlos Ruiz Zafón dans sa langue d’origine, en espagnol, même si je n’ai qu’une base en espagnol et que je ne comprends pas la moitié de cette langue ! J’aimerais vraiment découvrir la poésie de cet auteur dans sa version originale. Qu’est ce que ça doit être beau !! Parce que franchement, la traduction française de ses romans, c’est du bonbon !

L’histoire maintenant, j’ai aimé mais sans ressentir d’aussi fortes émotions que lors de ma découverte de L’Ombre du vent. J’ai été un peu déstabilisé par le côté fantastique et cauchemardesque du récit, à la fin surtout qui un peu est tirée par les cheveux.

On rencontre dans Marina des personnages attachants et fascinants. Le mystère entourant Marina et son père Germán, leur histoire tragique m’a beaucoup émue. J’ai aimé suivre la quête d’Óscar et de Marina à travers les rues de la vieille ville de Barcelone (Je rêve de visiter Barcelone maintenant !). L’ambiance du roman est sombre et glauque, on ressent réellement l’atmosphère brumeuse de la ville et de la vieille maison gothique de Germán et Marina qui devient le refuge d’Óscar. Cette ambiance est selon moi le point fort du roman et c’est ce qui me plait dans les romans de Zafón.

En bout de ligne, un roman étrange mais une lecture très plaisante.

8.5/10

Une phrase qui m’a marquée :

« Peindre, c’est écrire avec la lumière. » p.70

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Merci à Blog_o_Book et aux RobertLaffont pour la découverte.

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Marina, Carlos Ruiz Zafón, Éd.Robert Laffont, 2011, 303p.

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