vendredi 24 août

Si c'était à refaire - Marc Levy

levyPrésentation de l'éditeur:

Andrew Stilman, grand reporter au New York Times, vient de se marier. Le 9 juillet 2012 au matin, il court le long de l’Hudson River quand il est soudainement agressé. Une douleur fulgurante lui transperce le dos, il s’effondre dans une mare de sang. Andrew reprend connaissance le 7 mai 2012... Deux mois plus tôt, deux mois avant son mariage. À compter de cette minute, il a soixante jours pour découvrir son assassin, soixante jours pour déjouer le destin. De New York à Buenos Aires, il est précipité dans un engrenage vertigineux. Une course contre la montre, entre suspense et passion, jusqu’au dénouement… à couper le souffle.

 

Je vous l'ai déjà dit ici, j'adore les livres audio, particulièrement ceux des Éditions Audiolib. Leur collection est tout simplement extra! Alors, quand on m'a proposé de recevoir le dernier Levy en échange d'un billet sur mon blog, je n'ai pas hésité un seul instant!

De plus, je n'ai JAMAIS lu Levy. Étant curieuse de nature, j'ai eu envie de voir par moi-même ce qui fait tant jaser! Je ne suis pas du genre à honnir un auteur parce que "populaire". Je lis, j'aime ou j'aime pas, point. Que l'auteur soit populaire, riche, prolifique, je m'en fout un peu - beaucoup. 

Et là, j'ai bien aimé! Tout les préjugés que j'ai pu entendre sur cet auteur... pfuiii, je vois pas pourquoi on en fait tout un plat. Oui, ce n'est pas de la "grande" littérature (je ne crois pas que ce soit le but de M. Levy) mais c'est divertissant.Et moi, quand je lis un roman, l'important c'est que j'ai du plaisir!

J'ai trouvé l'histoire assez bien menée. J'ai beaucoup aimé le côté historique du roman, j'ai découvert un pan du régime Argentin pendant la guerre civile dans les années 70 que je ne connaissais pas. Ça m'a donné envie d'aller plus loin dans la découverte de ce pays fascinant. 

Andrew est un personnage intéressant, ni tout noir, ni tout blanc. Il m'a rappelé les personnages de Nick Hornby, un type un peu paumé, qui se prend un peu pour le nombril du monde. Pas du tout le personnage plat et sans relief que je m'attendais à découvrir! Bon point!

De plus, c'est un roman qui se lit parfaitement en "audio". À aucun moment je n'ai perdu le fil de l'histoire. C'est peut-être dû à l'envoûtante voix de Michelangelo Marchese. ;o)

Je retenterai bien Levy! Ça tombe bien, j'ai Les enfants de la liberté sur ma PAL (en audio en plus!)

7.5/10

 

Si c'était à refaire, Marc Levy, Lu par Michelangelo Marchese, Audiolib, 2012

 

beeverte

 

 

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lundi 06 août

Kaleb - Myra Eljundir

4e couverture: kaleb

À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu'on ne peut s'empêcher de l'aimer. À la folie. À la mort.

Sachez que ce qu'il vous fera, il n'en sera pas désolé. Ce don qu'il tient d'une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu'au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule... Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller ?

Le premier tome d'une trilogie qui, à l'instar de la série Dexter, offre aux jeunes adultes l'un de leurs fantasmes : être dans la peau du méchant.

Je ne me lasse pas de découvrir les romans de la nouvelle Collection R de Robert Laffont. Je crois sincèrement qu’ils ont visé dans le mille, chaque roman est aussi intéressant et réussi que le précédent. Il faut dire qu’ils font un très grand effort d’édition, les traductions sont impeccables et ils ont un bon ratio traduction/œuvre originale française. J’aime qu’ils ne privilégient pas que les auteurs américains mais encouragent également les auteurs français. De plus, on sent bien qu’ils mettent du temps et de l’énergie pour la promotion de leur collection. Chaque parution, ils en font un événement. Mais par-dessus tout, on ressent leur fierté de faire partie d’un tel projet.

Kaleb ne fait pas exception. Je n’ai jamais lu un tel roman et dans la catégorie young-adult encore moins!

Je vous copie la signification du prénom Kaleb trouvé sur le site : http://www.signification-prenom.com/prenom/prenom-CALEB.html

Caleb est un être bouillonnant, autoritaire, ambitieux, confiant en lui-même et passionné. Cet homme d'action a besoin de se dépenser physiquement et d'aller de l'avant. Il en impose de prime abord, et apparaît comme quelqu'un de fort, sérieux et digne de confiance. C'est souvent aussi un caractère trempé, poussant parfois jusqu'à la contradiction, l'arrogance, qui déteste la flatterie et les contraintes. Impatient, doué d'une agilité d'esprit surprenante, il peut se montrer aussi irritable, très nerveux, agressif et même violent, lorsqu'il estime que les bornes risquent d'être dépassées... Il sait surtout être agréable, très responsable, curieux, adaptable, et n'hésite pas le cas échéant à se remettre en question, l'aventure et la nouveauté ayant tendance à le stimuler. Il hésitera d'ailleurs souvent dans sa vie entre son sens des responsabilités et du devoir, son esprit de famille, et l'envie de tout remettre en cause, de vivre pour lui et non pas pour les autres. Selon les époques, ou selon les circonstances, ce sera une tendance ou l'autre qui l'emportera. Caleb apparaîtra le plus souvent comme une épaule stable et solide sur laquelle s'appuyer, même s'il préférerait être un peu moins responsable des autres, alors qu'on profitera le plus souvent de sa serviabilité et de sa manière de prendre les choses au sérieux. Enfant, il déborde de vitalité, et ce n'est certainement pas une autorité rigide qui aura de l'ascendant sur lui. Il respectera bien davantage ceux qui adopteront une attitude franche et directe, ou ceux qui lui feront confiance et respecteront son sens de la justice et de l'équité. Il possède l'amour de la famille et se montre un enfant affectueux et responsable, bien que parfois quelque peu tête brûlée. Le sport est nécessaire à son équilibre. Ni nuancé, ni impressionnable, ni influençable, il est consciencieux, courageux et, bien que parfois abrupt, il est le plus souvent cohérent dans son comportement.

Ça résume tout à fait le personnage du roman. Kaleb est un bad-boy séduisant, mystérieux, mais il est également colérique, violent, misogyne, manipulateur et égoïste. Le problème, il n’est pas un garçon comme les autres, c’est un EDV, un enfant du volcan. Son don commence tout juste à se développer et il n’en maîtrise pas encore tout les secrets. Kaleb est empathe, il absorbe les émotions des autres jusqu’à ne plus faire la différence avec ses propres émotions. Ce qui l’amène à poser des gestes regrettable…

À ne pas mettre entre les mains des âmes sensibles.

8/10  

 

Kaleb, Myra Eljundir, Robert Laffont, Collection R, 2012, 441p.

bees1grrr

 

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mercredi 01 août

Le sang des dauphins noirs - Elena Sender

4e couverture: sender

Pour gagner des milliards, ils ont sacrifié des vies. Pour sauver celle de son fils, jusqu’où peut aller une femme ?

Rachel a tou­jours su ce qu'elle vou­lait dans la vie. Volontaire, déci­dée, elle tra­vaille dans une ONG de défense de l’envi­ron­ne­ment tout en élevant seule son fils Sacha, son combat.

Parce que Rachel a absorbé cer­tains médi­ca­ments pen­dant sa gros­sesse, le petit garçon de 4 ans n’a jamais pu mar­cher et la jeune femme s’est juré désor­mais de lui consa­crer tout son temps, de démas­quer aussi les cou­pa­bles.

Mais sa der­nière mis­sion tourne mal : alors qu'elle et ses com­pa­gnons ten­tent de sauver des dau­phins noirs d’un mas­sa­cre rituel aux îles Féroé, leur canot est souf­flé par une explo­sion.

Et si le hasard n’y était pour rien ?

 

C’est une première pour moi, la lecture d’un thriller écologique. L’intrigue est axée sur la lutte d’une ONG, par la voie de Karen, contre une grande multinationale prête aux pires bassesses pour étendre son pouvoir. Étant moi-même pro-environnement, je me suis tout de suite sentie interpellée par la lutte de Karen. J’ai beaucoup aimé ce personnage de femme forte mais fragile, qui garde la tête haute dans l’adversité et qui crois en elle et en ses convictions. Elle est brillamment épaulée par sa belle-maman, qui s’occupe merveilleusement bien de son petit Sacha et Samuel, un journaliste qui ne la laisse pas indifférente…

Et je ne peux passer sous silence la présence d’un autre personnage important du roman, la ville de Copenhague où se déroule l’histoire. La ville est un personnage en soi, on la parcours, elle vit à travers le roman. Elena Sender a réussi le pari de me donner envie de visiter cette ville, d'y faire de longues balades à vélo.

Je n’ai maintenant qu’une envie, lire Intrusion, le premier roman de l’auteur.

8/10

 

Je remercie les Éditions XO pour cette belle découverte! 

 

Le sang des dauphins noirs, Elena Sender, Éditions XO, 2012, 412p.

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