jeudi 14 janvier

Le Proscrit - Sadie Jones

Sadie_Jones4e couverture:

Dans cette petite ville du Surrey, au sud de Londres, pendant les années cinquante, tout le monde va à l’église, joue au tennis et fête Noël dans l’insouciance et l’alcool; les jobs s’obtiennent au cours de conversations de quelques minutes au coin du feu, et les jardiniers sont aux petits soins pour les massifs de fleurs des riches demeures victoriennes.

Mais cette façade hypocrite et fragile se fissure à partir du jour où le petit Lewis Aldridge, âgé d’une dizaine d’années, assiste, impuissant et terrifié, à la noyade de sa maman adorée, libre d’esprit et anticonformiste. Privé du réconfort d’un père à peine revenu de la guerre, homme froid, autoritaire et accablé par le veuvage, Lewis se rétracte dans la douleur et sombre peu à peu dans le doute, la solitude, l’automutilation, puis la délinquance…

En 1957, quand il sort de prison où il vient de passer deux ans pour avoir incendié l’église de Waterford, il n’a que dix-neuf ans… Son retour chez son père, remarié et peu pressé de revoir son fils, fera non seulement exploser sa famille, mais une communauté tout entière…

J’ai de la difficulté à écrire ce billet comme j’ai eu de la difficulté à lire ce roman… Bon, j’avoue que les saisons 1 et 2 de Doctor Who y sont pour quelque chose… Je préférais de loin écouter 2-3 épisodes au lieu de lire, dans ce temps-là, la lecture n’avance pas vite…

J’ai beaucoup aimé l’écriture de Sadie Jones, l’histoire est intéressante, le personnage de Lewis est attachant, bouleversant mais j‘ai trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs. J’aurais supprimé au moins 100 pages au roman. Un billet bref pour un avis mitigé…

7/10

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Les avis plus exhaustifs d'Amanda, mitigée elle aussi et de Fashion qui a eu un coup de coeur pour ce roman.

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Le Proscrit, Sadie Jones, Buchet/Chastel, 2009, 377p.

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beemauve

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jeudi 10 décembre

Dix Petits Nègres - Agatha Christie

Agatha_Christie Au printemps de la vie, nous sommes déjà dans la mort! Abeillebouge

Présentation de l’éditeur :objectif_PAL

L'île du Nègre... Que de bruits courent sur son nouveau propriétaire... Richissime Yankee, star hollywoodienne, ou bien encore l'Amirauté britannique ? Bref, quand tous les dix - du juge au play-boy, sans oublier la secrétaire - reçoivent cette invitation à passer des vacances sur l'île, aucun d'eux n'hésite à accourir... Mais là-bas, dans la somptueuse demeure, personne... sauf, bien entendu, cette voix, sur un disque, qui accuse tour à tour chacun des participants... C'est la panique. Alors, au rythme des couplets de la ronde des Dix Petits Nègres, le nombre des invités commence à diminuer. Inexorablement...

Abeillebouge

Le colonel dans la bibliothèque avec le chandelier!?

Je vais peut-être en étonner plusieurs mais même si je suis une grande lectrice de polars et ce depuis mon adolescence, je n’avais jusqu’à maintenant jamais lu un roman d’Agatha Christie! Ça prenait bien une lecture commune pour me faire découvrir cette grande dame de la littérature anglaise. J’ai eu du plaisir à lire ce polar de la Reine du crime, mais je dois avouer qu’au niveau littéraire, c’est très basique. (Est-ce dû à la traduction? Peut-être!) Vous vous souvenez des romans de la collection Frissons!? Eh bien, j’ai trouvé en Dix Petits Nègres l’ancêtre de ces savoureux romans dont j’étais boulimique vers 11-12 ans et qui ont fait mon bonheur de jeune lectrice. Par le style et l’écriture, j’ai retrouvé exactement le même feeling que ces romans me procuraient jadis. Malgré que j’aie eu du plaisir à lire ce roman, j’ai trouvé que ça manquait cruellement d’atmosphère, de sincérité et d’émotion. 

6.5/10

Extrait :

"Une île, c’était un monde en soi. Un monde dont on risquait parfois – qui sait? – de ne jamais revenir." p. 41

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Ce roman est une lecture commune avec Bladelor et Christelle.

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Dix Petits Nègres, Agatha Christie, Hachette Collections, 2004, 283p.

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Abeillebouge

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mardi 08 décembre

Du bout des doigts - Sarah Waters

sarah_waters4e couverture:objectif_PAL

Londres, 1862. À la veille de ses dix-huit ans, Sue Trinder, l’orpheline de Lant Street, le quartier des voleurs et des receleurs, se voit proposer par un élégant, surnommé Gentleman, d’escroquer une riche héritière. Orpheline elle aussi, cette dernière est élevée dans un lugubre manoir par son oncle, collectionneur de livres d’un genre tout particulier. Enveloppée par une atmosphère saturée de mystère et de passions souterraines, Sue devra déjouer les complots les plus délicieusement cruels, afin de devenir, avec le concours de la belle demoiselle de Briar, une légende parmi les cercles interlopes de la bibliophilie érotique.

Héritière moderne de Dickens, mais aussi de Sapho et des Libertins, Sarah Waters nous offre une vision clandestine de l’Angleterre victorienne, un envers du décor où les héroïnes, de mariages secrets en amours interdites, ne se conduisent jamais comme on l’attendait.

Un roman décadent et virtuose.

Quelle histoire prenante! J’ai rarement eu aussi peu de temps pour lire et autant envie de lire encore et encore tellement cette histoire est fascinante. De coups de théâtre en revirements inattendus, on suit avec un plaisir intense à la limite malsain les infortunes de Sue et Mlle Lilly.

Sarah Waters donne vie à l’Angleterre victorienne avec un talent indéniable. Ce roman nous fait découvrir deux monde, celui très sombre et glauque des bas fonds de Londres et celui non moins macabre de la bourgeoisie du domaine de Briar. Mais le roman est également gorgé de romantisme façon XIXe siècle avec ses soupirs langoureux, ses effleurements et autres mouvements du cœur gênés par les corsets lacés trop serrés de ces demoiselles. Une auteure à découvrir!

Un roman passionnant!

9/10

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J'ai lu ce roman en lecture commune avec Theoma, Jules et George dont le billet n'est pas encore publié.

Tout plein d'autres liens chez BoB.

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Du bout des doigts, Sarah Waters, Denoël, 10/18, 2003, 749p.

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beevictorian

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samedi 31 octobre

Jane Eyre - Charlotte Brontë

Jane_Eyreobjectif_PAL4e couverture:

Orpheline, Jane Eyre est recueillie par sa tante, qui la traite durement depuis la mort de son mari, et vit avec ses cousins, qui ne sont pas tendres avec elle. Pour préserver leur tranquillité et pour tenter de corriger les 'vices' de l'enfant, la petite est envoyée dans une pension pour jeunes filles pauvres, Lockwood, où elle va grandir, étudier mais aussi connaître les misères d'un établissement fonctionnant grâce à la charité. Alors qu'elle a dix-huit ans, elle part pour le manoir de Thornfield et devient la gouvernante de la pupille du propriétaire, Edward Rochester. Au fil des jours, cet homme bourru va être séduit par le caractère et le naturel de Jane : c'est le début d'une grande histoire d'amour qui devra surmonter de nombreux obstacles pour être vécue.

Jane Eyre est un de ces romans anglais que toutes les femmes (ou presque) ont lu. Je dois vous avouer qu’avant d’ouvrir le roman, je ne savais strictement pas quel en était le sujet, je n’avais aucune idée de quoi il parlait. Je n’avais jamais lu de résumé de l’histoire, ni entendu parler de qui était cette fameuse Jane Eyre, tout ce que je savais, c’était que le roman était très apprécié, surtout des adolescentes qui on lu et relu cette histoire.

Après un début difficile, (j’ai débuté ma lecture dès mon retour de Grèce, j’avais la tête ailleurs…) j’ai été agréablement surprise et par cette histoire. Je ne peux pas dire que c’est un coup de cœur, mais quelle magnifique héroïne que cette douce et courageuse Jane! L’ambiance qui se dégage de l’œuvre est toute en nuances et c’est à mon avis le point fort du roman de Charlotte Brontë. Malgré quelques longueurs, j’ai beaucoup aimé. Ce que j’aurais aimé lire ce roman quand j’avais 14-15 ans!English_classics2

8/10

Extraits :

"Les pressentiments, les affinités, les signes, sont choses étranges qui, en se combinant, forment un mystère dont l’humanité n’a pas encore trouvé la clef." p.310

"C’est que, dit-il, vous me faites éprouver parfois une curieuse sensation, surtout lorsque vous êtes près de moi, comme en ce moment; il me semble avoir là, à gauche, quelque part sous les côtes, un lien étroitement et inextricablement noué à un lien identique qui part d’un même point de votre petite personne. Si un tumultueux détroit, et peut-être deux cent milles de terre viennent s’interposer entre nous, j’ai bien peur que ce lien qui nous unit ne se brise, et alors mon cœur saignera, j’en ai la douloureuse perception. Mais vous, vous m’oublierez." p. 353

"Chaque fois que vous vous montrez curieuse, Jane, vous me faites sourire. Vous ouvrez les yeux comme un oiseau avide, vous avez, de temps en temps, des mouvements d’impatience, comme si les réponses n’arrivaient pas assez vite à votre gré et que vous vouliez lire dans le cœur même de celui qui vous parle" p. 436

Il y a quelques semaines, Celsmoon et moi avions décidé de lire ce roman ensemble et nous avons fait un appel à tous ceux qui voulaient bien ce joindre à nous. Vous avez été plusieurs à répondre à l’appel, cliquez pour voir les avis d'emiLie, de Cécile, d'Hermione, de Marie, de Bookworm, d'Edelwe, de Mango, d'AustenGirl et de Cynthia. Vous avez sûrement remarqué l'absence de Celsmoon dans cette liste... C'est qu'elle a eu beaucoup de difficultés à remplir le mandat, trop de contraintes tuent le plaisir... Mais je ne t'en veut pas ma belle! :o)

NB: J'ajouterai les liens quand les billets seront publiés.

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Jane Eyre, Charlotte Brontë, Librairie Générale Française, Le Livre de Poche, 1964, 633p.

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vendredi 19 juin

Les Grands-mères - Doris Lessing

Les_grands_m_res4e couverture:

Un été au bord de la mer. Deux familles apparemment sans histoires se prélassent au soleil : Roz et Lil, deux femmes mûres mais encore belles, leurs fils, deux hommes séduisants dans la force de l'âge, et leurs charmantes petites-filles tout occupées à leurs jeux d'enfants. Depuis toujours Roz et Lil sont aussi inséparables que des sœurs jumelles, et l'affection qu'elles se portent s'est doublée peu à peu d'un amour pour le moins trouble de chacune pour le fils de l'autre. Ce jour-la les règles du jeu vont changer. Mais qui a vraiment les cartes en main.

A 86 ans, Doris Lessing signe un texte sulfureux et dérangeant sur des amours scandaleuses. Roman du non-dit et de la dissimulation, Les Grand-mères fait résonner haut et fort la plume de la grande dame des lettres anglaises.

J'ai eu envie de découvrir cette auteure suite à son Prix Nobel de littérature en 2007. J'ai pioché au hasard ce petit roman à la biblio et j'ai été déçu de ma première rencontre avec cette grande dame de la littérature anglaise. J'ai trouvé l'histoire un peu futile, un style d'écriture très trop simple. Les personnages sont peu attachants, j'aurais aimé les connaître un peu mieux et comprendre mieux les raison qui les poussent à faire certains choix. L'ensemble est un peu froid. Un roman qui laisse un goût d'inachevé.


4/10

Les Grands-mères, Doris Lessing, Flammarion, 2005, 127 p.

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vendredi 12 juin

La pluie, avant qu'elle tombe - Jonathan Coe

coe  Une chose n’a pas besoin d’exister pour rendre les gens heureux, pas vrai?

4e couverture:

Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S’appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd’hui, l’histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l’enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y-a-t-il une logique qui préside à ces existences?

Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d’inscrire l’intime dans l’Histoire, l’obsession des coïncidences et des échos qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s’il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.

Jonathan Coe signe ici une œuvre mélancolique. Il a une plume élégante et sensible. Le style de ce roman, sans être renversant, est très agréable. J'ai bien apprécié cette histoire, malgré quelques réserves. J'ai trouvé certains passages très répétitifs et à quelques moments les descriptions m'ont parues un peu trop minutieuses et ennuyantes. Mais par contre, je me suis beaucoup attachée au personnage de Thea enfant. Probablement pas mon dernier Coe.

7/10

Extrait:

" La vie ne commence à avoir un sens qu’en admettant que parfois, souvent, toujours, deux idées absolument contradictoires peuvent être vraies en même temps."  p.226

La pluie, avant qu’elle tombe, Jonathan Coe, Gallimard, 2009, 248p.

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maya

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lundi 19 janvier

Une maison de rêve - Madeleine Wickham alias Sophie Kinsella

wick4e couverture:

Au départ, Racheter cette très chic école privée semblait être une bonne idée. Mais, aujourd’hui, Liz et Jonathan se demandent dans quelle galère ils se sont fourrés. Lourdement endettés, ils ne parviennent pas à vendre leur ancienne maison et subissent les foudres de leur banquier, ainsi que celles d’Alice, leur fille ado, déprimée par la perspective du déménagement.

C’est alors que Liz fait la connaissance de Marcus, directeur de l’agence immobilière locale. En quelques coups de fil, il rassure la banque et trouve les locataires idéaux : Ginny, jeune attachée de presse, et Piers, acteur sur lequel Alice craque instantanément.

Tandis que Liz croit filer le parfait amour, le pauvre Jonathan se débat pour faire tourner l’école; Alice trouve un peu trop souvent refuge chez les nouveaux locataires; Marcus, quant à lui, marié et père, cède bientôt à la culpabilité.

Oh la la, quelle déception! Une histoire insipide, des personnages des plus ennuyeux, des événements tout ce qui a de plus ordinaires, un style sans relief... Bref, les premiers romans de Sophie Kinsella sous le pseudonyme Madeleine Wickham n'ont ni le mordant, ni l'humour de ses derniers récits. Je vous conseille plutôt la série de L'accro du shopping... Tellement plus amusants!

4/10

Une maison de rêve, Madeleine Wickham alias Sophie Kinsella, Belfond, 2007, 382p.

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samedi 03 janvier

La détective de Noël - Anne Perry

perry

4e couverture:

Pour Mariah Ellison, la grand-mère acariâtre et austère de Charlotte Pitt, ces fêtes de Noël s’annoncent comme un véritable cauchemar! Être exilée contre son gré chez son ancienne belle-fille, au bord de la Manche, avait déjà mis ses nerfs à rude épreuve, la voilà maintenant obligée de supporter l’arrivée d’une invitée de dernière minute, Maude Barrington. Cette aventurière a passé sa vie à parcourir le monde et, selon Mariah, l’existence même de cette personne est une insulte aux convenances victorienne. Mais elle ne pourra s’empêcher d’être touchée par sa voie de vivre. Lorsqu’elle découvre un matin son corps sans vie, son sang ne fait qu’un tour. Le médecin conclut à une mort naturelle, mais, pour Mariah Ellison, cela ne fait aucun doute, Maude a été empoisonnée. Dans le plus grand secret, elle décide d’enquêter sur-le-champ et se rend dans la famille de la victime…

J’ai reçu ce roman en cadeau pour le Swap de Noël du Club des Rats de Biblionet et je ne connaissais pas du tout l'auteur Anne Perry, pourtant elle a écrit une multitude de romans dont plus d’une quarantaine sont traduits en français dans la collection Grands Détectives des Éditions 10/18. J’ai bien aimé cette courte histoire d’une vieille femme acariâtre qui décide de faire la lumière sur la mort d’une  inconnue à la personnalité qui est tout sauf convenable pour la dame qu’elle est. Elle se fait un devoir de découvrir la vérité sur cette mort suspecte. Au début de l’histoire j’ai aimé détester cette femme impossible au caractère si difficile, mais plus l’histoire avance plus on s’attache à cette vieille dame qui, pour sauver les apparences et ne pas montrer ses vrais sentiments, se cache sous une carapace de plomb. Au fil de l’histoire elle prendra plaisir à devenir plus gentille et aimable un peu à la manière de cette femme qu’elle a si peu connue mais qui lui a apporté tant.

8/10

La détective de Noël, Anne Perry, 10/18, 2007, 167p.

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samedi 20 décembre

Une brève histoire du tracteur en Ukraine - Marina Lewycka

tracteur4e de couverture :

Quand leur père Nikolaï, veuf depuis peu, leur annonce qu'il compte se remarier avec Valentina, Vera et Nadezhda comprennent qu'il va leur falloir oublier leurs vieilles rivalités pour voler à son secours. Car Valentina a cinquante ans de moins que lui, des ogives nucléaire en guise de poitrine, et un certain penchant pour les plats surgelés! Mais surtout, elle est prête à tout pour assouvir sa quête du luxe à l'occidentale. Tandis que Nikolaï poursuit tant bien que mal son chef-d'oeuvre - une grande histoire du tracteur et de son rôle dans le progrès de l'humanité - les deux soeurs passent à l'action. Commence alors une bataille épique pour déloger l'intruse aux dessous de satin vert, sur fond de secrets de famille.

Le premier roman de Marina Lewycka est une comédie loufoque et farfelue. Le personnage du vieillard touchant et excentrique fait beaucoup la force du livre. Il est à la fois pitoyable et méprisable. Il est un mélange de la candeur et de la vulnérabilité liées au grand âge. Mais derrière le ton léger du roman des questions graves et actuelles sont abordées et nous plonge au cœur de la question de l’immigration. La narratrice est la plus jeune des deux sœurs. Elle cherche à faire la lumière sur le passé familial durant la Deuxième Guerre Mondiale, puisqu’elle est née à la fin de cette guerre. Elle découvre des pans entiers de l’histoire de sa famille, immigrés ukrainiens. J'ai bien aimé suivre les péripéties de cette famille hors de l'ordinaire, les personnages très caricaturaux sont drôle à mourir. J'ai aussi apprécié la façon d'écrire les dialogues, surtout lorsque les personnages ukrainiens s'expriment dans leur anglais approximatif. Hilarant!

8/10

Extraits :

"Il me parle toujours dans un anglais bizarrement accentué où l'emploi de l'article est pour le moins aléatoire, mais qui demeure dans l'ensemble fonctionnel. Un anglais d'ingénieur. Ma mère me parlait en ukrainien, avec ses nuances infinies de diminutifs affectueux. La langue maternelle." p.17

Marina Lewycka est née à la fin de la guerre de parents ukrainiens dans un camp de réfugiés à Kiel, en Allemagne, et a grandi en Angleterre, où elle vit aujourd’hui. Premier roman à la destinée exceptionnelle, best-seller en Angleterre où il s’est vendu à plus d’un million et demi d’exemplaires, Une brève histoire du tracteur en Ukraine a remporté le SAGA Award for Wit, le prix Bollinger Everyman Wodehouse for Comic Fiction et a été traduit en trente-deux langues.

Une brève histoire du tracteur en Ukraine, Marina Lewycka, Éd. Alto, 2008, 400p.

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dimanche 30 novembre

Un sur deux - Steve Mosby

steve_mosby4e couverture:

C'est un grand jour pour Mark Nelson. Après avoir tout investi dans son travail, à la suite de la mort tragique de sa petite amie, il est nommé dans l'équipe de John Mercer, flic légendaire, qui vient de retrouver son poste après une longue dépression.

C'est ce moment précis que choisit l'ennemi intime de Mercer pour réapparaître. Un tueur qui s'en prend aux couples et ne laisse qu'un des deux amants en vie. Lorsqu'il enlève une jeune femme et son compagnon, Mercer et Nelson n'ont que quelques heures pour les retrouver.

Ce n'est que le début d'un puzzle cauchemardesque, aux pièces parfaitement ciselées. Les apparences sont en effet trompeuses et le plan du tueur se révèle peu à peu une manipulation machiavélique à 'intensité dramatique et au rebondissement final digne des plus grand thrillers.

Au cours des dernières années j’ai lu énormément de polar, étant une fan du genre. Celui-ci m’a bien plu. On se laisse porter volontiers par l’intrigue. Nous suivons le déroulement de l’histoire à travers les yeux et les pensées des différents protagonistes. Au fil de l’enquête, chaque personnage se dévoile peu à peu et leur passé est une pièce de plus du puzzle que le tueur construit. L’auteur joue avec nos nerfs jusqu’à la dernière ligne. La construction du récit en forme de compte-à-rebours crée une tension supplémentaire. C'est une véritable course contre la montre. La pression est palpable au fil des pages. Ça devient une véritable obsession de savoir qui, comment et surtout pourquoi…

On compare ce roman aux chefs-d'oeuvre tels que Seven, Saw ou Silence of the lambs, je n'en dirais pas tant, mais c'est un très bon polar.

8/10

Un sur deux, Steve Mosby, Sonatine, 2008, 414p.

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