samedi 05 septembre

La mort d'un lac - Arthur Upfield

upfieldobjectif_PAL4e couverture:

Dans l'Australie des années 20, la nature, aride et sauvage, impose sa loi aux habitants de l'exploitation du lac Otway. Au cœur du bush, le travail des ouvriers est menacé par l'inexorable évaporation du lac. Et lorsqu'un certain Ray Gillen y trouve la mort, tous attendent la réapparition du corps. La théorie de la noyade est loin de satisfaire la police qui apprend que la victime était en possession d'une belle somme d'argent. Aussi dépêche-t-elledépêche-t-elle sur place l'inspecteur Napoléon Bonaparte. Se faisant passer pour un dresseur de chevaux, il assiste, spectateur attentif, à un huis clos étouffant où chacun semble avoir une bonne raison d'en vouloir à Gillen. Dans cette deuxième aventure de l'inspecteur Bonaparte, Arthur Upfield, maître du roman policier ethnologique, laisse la part belle à cette terre australienne qu'il admire tant. Une terre indomptable qui finit toujours par l'emporter sur l'homme.

Depuis quelques mois, j'ai envie de découvrir la littérature australienne, un pays qui m'intrigue et m'intéresse beaucoup. De ma situation géographique, l'Australie c'est à l'autre bout du monde, l'endroit le plus éloigné, c'est très exotique! J'ai envie de découvrir leur façon de vivre, leur environnement, leurs coutumes. Avec La mort d'un lac, j'ai été ravie! L'intrigue policière n'est qu'un prétexte pour parler de l'arrière pays et des conditions de vie exécrables de ses habitants. La chaleur insoutenable, le manque d'eau, l'isolement sont le quotidien des travailleurs des exploitations du bush australien. En parcourant les pages de ce roman, on ressent la brûlure du soleil dévastateur, le manque d'air, le sable qui s'insinue dans tout les recoins. On est témoin de la détresse de la nature, des animaux sous cette température implacable qui n'épargne rien ni personne. Un roman qui a bien répondu à mes attentes!

8/10

Extrait:

"À l'heure où le sol, sous les pieds, était encore plus chaud que les rayons de soleil couchant, ils se rendirent tous au lac… tous, y compris les femmes. Quand le régisseur et les deux femmes étaient sortis de la maison, les hommes s'étaient automatiquement joints à eux, comme s'ils étaient inéluctablement attirés par un aimant. Pas un mot ne fut prononcé tandis qu'ils traversaient les étendues plates aussi dures que du fer et atteignaient la surface plus molle qui, le matin encore, avait été recouverte d'eau." p. 161

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Belledenuit aussi a beaucoup aimé!

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La mort d'un lac, Arthur Upfield, 10/18, 1991, 281p.

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abc_abeille

Posté par aBeiLLe_ à 07:27 - - Commentaires [18] - Permalien [#]


jeudi 29 janvier

La dernière valse de Mathilda - Tamara McKinley

Mathilda

4e couverture:

Dans la chaleur étouffante du bush australien, Mathilda, treize ans, fait ses adieux à sa mère. Dans le petit cimetière familial, quelques voisins sont rassemblés pour rendre un dernier hommage à cette femme courageuse.

Un peu à l'écart, le père de Mathilda n'a qu'une hâte; que tout cela se termine pour qu'il puisse vendre la station d'élevage de moutons de Churinga. Sur son visage, nulle émotion. Mathilda comprend que les choses ne seront jamais plus comme avant. Elle sait que la vie, déjà dure dans ce coin sauvage et reculé, va mettre son courage et sa détermination à rude épreuve.

Cinquante ans plus tard, à la mort de son mari, Jenny hérite de Churinga. Elle découvre le journal de Mathilda. À mesure que progresse sa lecture, l'angoisse l'assaille… A-t-elle bien fait de venir s'installer dans le domaine de Churinga?

Les magnifiques paysages sauvages du bush australien, les ranchs, les animaux, la nature hostile, tout pour me plaire. Pourtant… J’aurais aimé plus de consistance dans ce roman. Une belle idée de départ mais mal servie par l’auteur. J’ai trouvé que tout le roman était un prétexte à l’histoire d’amour de Jenny. Je m’attendais à mieux. C’est décevant. Les moments que j’ai le plus appréciés c’est quand nous découvrons la vie de Mathilda par la lecture de son journal. J’en ai eu les larmes aux yeux. Du bon et du moins bon dans ce roman. Mais inévitablement, il nous donne envie de découvrir à notre tour les paysages grandioses des terres arides d’Australie. (Je n’ai pas vu le film Australia mais en voyant la bande annonce il m’a fait un peu pensé à l’histoire de ce roman.)

7/10

La dernière valse de Mathilda, Tamara McKinley, l'Archipel, 2005, 480p.

Posté par aBeiLLe_ à 19:09 - - Commentaires [5] - Permalien [#]