lundi 08 février

La voix - Arnaldur Indridason

La_voix4e couverture:Objectif_PAL

Mauvaise publicité pour l’hôtel de luxe envahit par les touristes! Le pantalon sur les chevilles, le Père Noël est retrouvé assassiné dans un sordide cagibi juste avant le traditionnel goûter d’enfants. La direction impose la discrétion, mais le commissaire Erlendur Sveinsson ne l’entend pas de cette oreille. Déprimé, assailli par des souvenirs d’enfances douloureux, il s’installe dans l’hôtel et en fouille obstinément les moindres recoins…

C'est moins pour l'enquête en elle-même que pour le personnage tourmenté et bourru d'Erlandur, sa vie morne, entre son passé douloureux et son présent morose, sa solitude et l'échec de sa vie personnelle, que j'ai vraiment apprécié ce roman. J'ai apprécié les retrouvailles avec ce commissaire qui dirige ses enquêtes sans précipitation et avec ténacité et qui parvient toujours à ses fins et ce malgré les soucis personnels qui le rongent. J’ai aimé en connaître un peu plus sur les démons de son passé qui ont fait de lui ce qu’il est devenu aujourd’hui.

Après La Cité des Jarres et La Femme en vert, La voix est la troisième enquête de ce cher commissaire Erlendur mais c'est celle qui m’a le moins plu. Je n’ai pas retrouvé la profondeur des opus précédents. Malgré tout, il reste un très bon roman policier et les tomes suivants attendent sagement leur tour dans ma biblio! Et j'ai vu chez Cathulu que le dernier tome vient tout juste de paraître!

7.5/10

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Une lecture commune que j’ai partagée avec Theoma.

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La voix, Arnaldur Indridason, Métailié, Points, 2007, 400p.

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sifle_abeille

Posté par aBeiLLe_ à 11:58 - - Commentaires [22] - Permalien [#]


mardi 07 juillet

La Cité des Jarres - Arnaldur Indridason

la_cite_des_jarres4e couverture:

Pourquoi l’inspecteur Erlendur use-t-il sa mauvaise humeur à rechercher l’assassin d’un vieil homme dans l’ordinateur duquel on découvre des photos pornographiques immondes et, coincée sous un tiroir, la photo de la tombe d’une enfant de quatre ans? Pourquoi mettre toute son énergie à trouver qui a tué celui qui s’avère être un violeur? Pourquoi faire exhumer avec quarante ans de retard le cadavre de cette enfant? À quoi sert cette collection de bocaux contenant des organes baptisée publiquement la Cité des Jarres? Pourquoi nos enfants nous font-ils toujours souffrir? Pourquoi partout dans le monde la vie de flic est toujours une vie de chien mal nourri?

J’aime beaucoup les séries policières, j’en ai lu beaucoup depuis les 10 dernières années et je dois dire que j’en étais un peu blasée. Je trouvais que les intrigues, les personnages, le style se ressemblaient beaucoup, et tout ça manquait un peu de nouveauté. C’était sans compter l’arrivée dans ma vie de l’inspecteur Erlendur venu tout droit de Reykjavik, une ville d’Islande, cette île perdue au milieu de nulle part, à mi-chemin entre l'Écosse et le Groenland.

Erlendur est un bon vieux flic comme je les aime qui a tout de l'anti-héros : solitaire, usé par les années d’un métier qui ronge l'âme, têtu, bourru, abîmé par la vie. Plus tout jeune, il est divorcé et père de deux enfants déjà adultes. Il ne voit plus son fils et il a maille à partir avec sa fille Eva Lind qu’il tente tant bien que mal de sortir de l’enfer de la drogue. Il est bourré de défauts mais il est finalement très attachant. C’est un flic intelligent et persévérant. Il sait se montrer humain et compatissant avec les personnes touchées par l’enquête et veut à tout prix comprendre ce qu'il y a derrière tous les indices semés sur sa route, même si cela peut dérouter et surprendre ses collègues Sigurdur Oli et Elinborg. 

Avec ce premier roman de la série, on plonge dans l’ambiance particulière des polars venus du nord au ton sombre, rude et froid. Indridason montre une facette de l'Islande loin des clichés habituels des brochures touristiques. L’Islande d’Indridason est grise, brouillée par la pluie qui ne cesse jamais. Mais il évite de créer une atmosphère trop lourde. Un très bon polar qui me fait renouer avec le genre!

9/10

La Cité des Jarres, Arnaldur Indridason, Métailié, 2005, 286p.

honey_jar

Posté par aBeiLLe_ à 14:19 - - Commentaires [18] - Permalien [#]