samedi 03 avril

La Saga des émigrants T1: Au pays - Vilhelm Moberg

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Voici l'histoire des premiers pionniers suédois partis conquérir l'Amérique et comment leur vint l'idée de s'expatrier. Les paysans du Småland, province du sud-est de la Suède, vivaient paisiblement de leurs terres. Vers le milieu du XIXè siècle, cet ordre immuable commença à trembler sur ses bases. Les terres sans cesse divisées par les héritages vinrent à manquer. Et les échos venus d'au-delà de l'Océan donnèrent des envies de liberté.

Au pays est le premier volume de l'épopée de ces gens ordinaires animés du souffle de l'aventure et du formidable espoir de recommencer leur vie.

Dès le départ, j’ai été intimidée par cette saga. Dans les premières pages, on apprend qu’il a été élu meilleur roman suédois du siècle, il y a de quoi être intimidé! Eh ben non! Ce roman est une pure merveille! L’écriture est fluide, les personnages intéressants et profondément humains, mais ce que j’ai apprécié par-dessus tout c’est découvrir la vie des paysans suédois du 19e, leurs difficultés, leurs misères, la domination de la religion dans leur vie, le tout sublimé par l’incroyable talent de conteur de l’auteur. Tout est mis en œuvre pour rendre cette lecture des plus agréable. Je suis impatiente de découvrir la suite!

9/10

Merci de tout cœur à Delphine qui m’a offert ce roman lors du SlatSwap!

Une lecture commune avec Emmyne et Maijo!

À lire aussi l’avis d’Allie qui m'avait donné envie de lire cette saga.

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La Saga des émigrants T1: Au pays, Vilhelm Moberg, Gaïa, Le Livre de Poche, 1999, 282p.

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dimanche 07 juin

Le mec de la tombe d'à côté - Katarina Mazetti

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Réparer des bulles de savon éclatées

et faire sourire des poupées de chiffon

ça peut prendre du temps.

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4e couverture:

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l’œil.

Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d’humour et d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il s’énerve contre la « Crevette » qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, à priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d’un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu’ils soient tous les deux éblouis.

C’est le début d’une histoire d’amour assez cocasse. Ils sont tous le contraire l’un de l’autre. Elle ne sait pas cuisiner, il lit tout au plus un livre par an. Elle veut aller à l’opéra, lui doit traire les vaches. Il traîne avec lui une odeur d’étable, elle vit dans un appartement aseptisé. Mais leur passion amoureuse est sans bornes.

J’ai A-DO-RÉ ce roman, tout simplement! Cette histoire d’amour improbable entre Désirée, une intellectuelle fade et Benny, un agriculteur rustre m’a fait rire aux larmes, c’est carrément hilarant! Les personnages sont attachants et plein d’autodérision. J’ai beaucoup apprécié la construction du roman, les chapitres alternent le point de vue de l’un et l’autre sur le même événement, point de vue le plus souvent divergeant. C’est coquin, tendre, amusant, comique. Une parfaite lecture d’été

9.5/10

Extraits :

"Impossible de décrire ce sourire-là sans plonger dans le monde merveilleux des vieux standards de bal musette.

Dedans, il y avait de soleil, des fraises des bois, des gazouillis d’oiseaux et des reflets sur un lac de montagne. Le Forestier me l’adressait, confiant et fier comme un enfant qui tend un cadeau d’anniversaire dans un paquet malmené." p.23

"Je déguste la solitude

Laisse une minute de silence fondre sur ma langue

seul le rayon de soleil poussiéreux vient me déranger." p.97

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Le mec de la tombe d’à côté, Katarina Mazetti, Gaïa, 2006, 253p.

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vendredi 22 mai

La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette / Millénium 2 - Stieg Larsson

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4e couverture:

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l’Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée.

Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.

Mais qui est cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d’un maniaque et qui survivait en rêvant d’un bidon d’essence et d’une allumette?

S’agissait-il d’une des filles des pays de l’Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore? C’est dans cet univers à cent à l’heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.

Dans La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, Blomkvist et Salander enquêtent dans le monde glauque et sordide du traffic de femmes des pays de l'Est. C'est violent, très violent. À mon plus grand plaisir, ce deuxième tome est centrée sur le personnage fascinant de Lisbeth Salander. On en apprend plus sur son passé, on comprend mieux sa personnalité sauvage et brutale. C'est fou comme cette trilogie est prenante, j'ai été incapable de me sortir l'histoire de la tête, et impossible de quitter les yeux de ce bouquin. Je me suis laissée happer totalement par le récit bien ficelé de cette enquête mystérieuse. J'ai lu les 600 quelques pages en moins de 2 jours! Larsson nous tient en haleine tout au long du roman, les détails de son intrigue sont toujours aussi précis, et les revirement étonnants. Un très bon thriller!

10/10

La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette - Millénium 2, Stieg Larsson, Actes Sud, 2006, 652p.

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lundi 27 avril

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes / Millénium 1 - Stieg Larsson

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Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d’une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.

Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.

Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.

Je dois être la dernière personne sur la planète à lire cette trilogie Millénium… Dans le premier volet, mettant en scène les personnages énigmatiques et mystérieux Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, on se retrouve plongé dans le monde complexe du journalisme économique. Pour les non initiés, c'est plutôt difficile de trouver ses repères, surtout au début du roman, mais l'intrigue brillamment mené par Stieg Larsson qui utilise les ficelles du polar d'une main de maître, nous laisse complètement sur le cul. Il réussi de façon sublime à faire durer le suspense et à nous sortir un as de sa manche au moment où on s'en attend le moins, il réussit à nous tenir en haleine jusqu'à la fin.

En ouvrant ce roman, on pénètre dans un monde étouffant et lourd de secrets et on en sort complètement abasourdi!

9.5/10

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes - Millénium 1, Stieg Larsson, Actes Sud, 2006, 574p.

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samedi 24 janvier

La Princesse des glaces - Camilla Läckberg

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Erica Falck, trente-cinq ans, auteur de biographies installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête (à moins qu’une certaine tendance naturelle à fouiller la vie des autres ne soit ici à l’œuvre), Erica se convainc très vite qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point – et sur beaucoup d’autres -, l’inspecteur Patrick Hedström, amoureux transi, la rejoint.

À la conquête de la vérité, stimulée par un amour naissant, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives, plonge dans les strates d’une petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître et découvre ses secrets, d’autant plus sombres que sera bientôt trouvé le corps d’un peintre clochard – autre mise en scène de suicide.

Au-delà d’une maîtrise évidente des règles de l’enquête et de ses rebondissements, Camilla Läckberg sait à merveille croquer des personnages complexes et – tout à fait dans la ligne de créateur comme Simenon ou Chabrol – disséquer une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu’on ne le pense.

Sur la 4e de couverture on dit qu’en Suède les polars de Camilla Läckberg se classent parmi les meilleures ventes de ces dernières années, au coude à coude avec Millenium de Stieg Larsson, ce que j’en dis c’est qu’elle doit bénéficier d’une énorme promotion pour vendre autant de livres, à la différence de Larsson qui doit sa renommée au bouche à oreille. J’ai été plutôt déçu par le roman de Lackberg. J’aime quand un polar me tient en haleine, quand je suis subjuguée par les revirements inattendus et les dénouements surprises. Ici rien de surprenant, on voit venir l’histoire à 100 milles à l’heure. Je n’avais pas lu la moitié du roman que j’avais deviné tous les « secrets » de cette petite communauté nordique. Je trouvais vraiment pathétique la réaction des personnages en découvrant les éléments de l’enquête quand j’avais deviné tout ça depuis belle lurette! Je n’ai pas non plus accroché au côté « girly » de l’écriture de l’auteur. Je ne lis jamais les 4e de couverture avant de lire un livre, je la lis après… Si je l’avais fait, ma petite cloche intérieur aurait tinter et m’aurait fait comprendre que cette histoire n’était pas pour moi, la 4e de couverture disait : enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives.  Uh! Vraiment pas mon genre! J’aime les comédies romantiques, mais quand j’ai envie d’un bon polar, je n’ai pas envie de savoir qu’elle sorte de « bobettes »  porte le personnage principal pour ses cabrioles nocturnes… Un autre point négatif, il y a beaucoup trop d’éléments de l’histoire qui sont incomplets et qui ne connaissent aucun dénouement, qu’arrive-t-il finalement avec la vente de la maison familiale? Comment se termine l’histoire avec Anna la sœur d’Erica? Beaucoup trop de questions sur des événements importants de l’histoire restent sans réponses, ce qui est très dérangeant pour le lecteur. Au final, de grandes attentes pour ce roman qui s’avère être un polar plus que moyen.

5.5/10

La Princesse des glaces, Camilla Läckberg, Actes Sud, 2008, 381p.

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samedi 03 janvier

Le livre de Noël - Selma Lagerlöf

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Au fil de ces récits, aussi charmants que des contes dits à la veillée, on fera la connaissance d’une petite fille suédoise qui reçoit un livre d’étrenne…en français. On découvrira l’origine de la légende de sainte Luce, très prisée en Suède. On saura ce que font les animaux durant la nuit de Noël et comment le rouge-gorge devint rouge. On apprendra qu’une mère peut être jalouse de sa propre fille. On lira l’aventure s’un colporteur, voleur et repenti. On assistera au dialogue entre un fossoyeur et le crâne d’un homme assassiné. Et l’on sera surpris par une confrontation inédite entre Jésus et Judas.

De ce recueil, profondément empreint de foi religieuse mais aussi de chaleur et de philosophie, émane ce que l’on appelle volontiers la magie de Noël : un mélange de générosité et de mélancolie, de compassion et de joie, sublimé par le talent de conteuse de Selma Lagerlöf.

Le recueil contient huit merveilleux petits contes:

-Le livre de Noël

-Légende de la fête de la Sainte-Luce (mon préférée)

-La princesse de Babylone

-Le piège à rats

-A Nazareth

-Le rouge-gorge

-Le crâne

-La nuit de Nouvel An des animaux

Extrait du conte Le livre de Noël:

« Car il me faut expliquer comment les choses se passent à Marbacka le soir du réveillon. On a le droit de tirer une petite table au chevet de son lit et d’y poser une bougie, et puis l’on a le droit de lire aussi longtemps qu’on le désire. Et cela constitue le plus grand des plaisirs de Noël. Rien ne peut surpasser le bonheur de se trouver là, avec dans les mains un livre plaisant reçu en cadeau de Noël, un livre que l’on a jamais vu auparavant et que personne d’autre dans cette maison ne connaît non plus, et de savoir que l’on pourra en lire les pages l’une après l’autre, pour autant que l’on sache rester éveillé. Mais que faire durant la nuit de Noël su l’on n’a pas reçu de livre? » p.10

Selma Lagerlöf (1858-1940), prix Nobel de littérature en 1909, est sans conteste l’un des plus célèbres écrivains suédois. Son œuvre est nourrie des légendes et de l’histoire de la région du Värmland, merveilleusement transposées par son imagination lyrique hors du commun.

Le livre de Noël, Selma Lagerlöf, Actes Sud Babel, 1994, 107p.

Posté par aBeiLLe_ à 17:29 - - Commentaires [3] - Permalien [#]