upfieldobjectif_PAL4e couverture:

Dans l'Australie des années 20, la nature, aride et sauvage, impose sa loi aux habitants de l'exploitation du lac Otway. Au cœur du bush, le travail des ouvriers est menacé par l'inexorable évaporation du lac. Et lorsqu'un certain Ray Gillen y trouve la mort, tous attendent la réapparition du corps. La théorie de la noyade est loin de satisfaire la police qui apprend que la victime était en possession d'une belle somme d'argent. Aussi dépêche-t-elledépêche-t-elle sur place l'inspecteur Napoléon Bonaparte. Se faisant passer pour un dresseur de chevaux, il assiste, spectateur attentif, à un huis clos étouffant où chacun semble avoir une bonne raison d'en vouloir à Gillen. Dans cette deuxième aventure de l'inspecteur Bonaparte, Arthur Upfield, maître du roman policier ethnologique, laisse la part belle à cette terre australienne qu'il admire tant. Une terre indomptable qui finit toujours par l'emporter sur l'homme.

Depuis quelques mois, j'ai envie de découvrir la littérature australienne, un pays qui m'intrigue et m'intéresse beaucoup. De ma situation géographique, l'Australie c'est à l'autre bout du monde, l'endroit le plus éloigné, c'est très exotique! J'ai envie de découvrir leur façon de vivre, leur environnement, leurs coutumes. Avec La mort d'un lac, j'ai été ravie! L'intrigue policière n'est qu'un prétexte pour parler de l'arrière pays et des conditions de vie exécrables de ses habitants. La chaleur insoutenable, le manque d'eau, l'isolement sont le quotidien des travailleurs des exploitations du bush australien. En parcourant les pages de ce roman, on ressent la brûlure du soleil dévastateur, le manque d'air, le sable qui s'insinue dans tout les recoins. On est témoin de la détresse de la nature, des animaux sous cette température implacable qui n'épargne rien ni personne. Un roman qui a bien répondu à mes attentes!

8/10

Extrait:

"À l'heure où le sol, sous les pieds, était encore plus chaud que les rayons de soleil couchant, ils se rendirent tous au lac… tous, y compris les femmes. Quand le régisseur et les deux femmes étaient sortis de la maison, les hommes s'étaient automatiquement joints à eux, comme s'ils étaient inéluctablement attirés par un aimant. Pas un mot ne fut prononcé tandis qu'ils traversaient les étendues plates aussi dures que du fer et atteignaient la surface plus molle qui, le matin encore, avait été recouverte d'eau." p. 161

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Belledenuit aussi a beaucoup aimé!

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La mort d'un lac, Arthur Upfield, 10/18, 1991, 281p.

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