mardi 10 novembre 2009
Attentat - Amélie Nothomb

Il n’y a pas d’amour impossible.
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4e couverture
" La première fois que je me vis dans un miroir, je ris : je ne croyais pas que c’était moi. À présent, quand je regarde mon reflet, je ris : je sais que c’est moi. Et tant de hideur a quelque chose de drôle. "
Epiphane Otos serait-il condamné par sa laideur à vivre exclu de la société des hommes et interdit d’amour?
Devenu la star - paradoxale – d’une agence de top models, Epiphane sera tour à tour martyr et bourreau, ambassadeur de la monstruosité internationale… et amoureux de la divine Ethel, une jeune comédienne émue par sa laideur.
Sur un thème éternel, la romancière d’Hygiène de l’assassin et des Catilinaires nous offre un conte cruel et drôle, à la fois distancié et tendre.
La lecture de ce roman était au départ une lecture commune avec Bladelor, mais elle a été incapable de terminer le roman et comme je lui ai dit, on ne doit pas forcer le plaisir de lire. De mon côté, sans être un chef-d’œuvre, Attentat me réconcilie avec Amélie Nothomb. Je ne connaissais d’elle que Stupeur et tremblements qui est pourtant considéré comme son meilleur roman – et le plus apprécié - et je n’avais pas du tout aimé. Donc celui-là m’a agréablement surpris. Un personnage détestable mais attachant à la fois. Une histoire très bizarre sur la vision de la laideur dans la société. Ça me donne bien envie de découvrir les premiers romans de l’auteur.
7/10
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Géraldine parle elle aussi de ce roman.
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Attentat, Amélie Nothomb, Albin Michel, Le Livre de Poche, 1997, 152p.
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dimanche 8 novembre 2009
Dimanche poétique
Un petit haïku pour ce dimanche d'automne. J'ai choisi un haïku d'un des grands maîtres du haïku japonais, Bashō Matsuo.
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Sur une branche morte
Les corbeaux se sont perchés
Soir d'automne.
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Pour connaître tous les participants aux dimanche poétique, rendez-vous chez Celsmoon!
samedi 7 novembre 2009
Santorin
L'île volcanique de Santorin est une des îles les plus typique de la Grèce avec ses dizaines de petites chapelles blanches à la coupole bleue perchées aux sommets de falaises. Les panoramas sur cette île sont à couper le souffle.
























mercredi 4 novembre 2009
Fried Green Tomatoes at the Whistle Stop Cafe - Fannie Flagg
4e couverture:
Folksy and fresh, endearing and affecting, Fried Green Tomatoes at the Whistle Stop Cafe is the now-classic novel of two women in the 1980s; of gray-headed Mrs. Threadgoode telling her life story to Evelyn, who is in the sad slump of middle age. The tale she tells is also of two women--of the irrepressibly daredevilish tomboy Idgie and her friend Ruth--who back in the thirties ran a little place in Whistle Stop, Alabama, a Southern kind of Cafe Wobegon offering good barbecue and good coffee and all kinds of love and laughter, even an occasional murder. And as the past unfolds, the present--for Evelyn and for us--will never be quite the same again...
Fried Green Tomatoes at the Whistle Stop Café lie ensemble le passé et le présent dans une histoire d’amitié naissante entre Evelyn Couch, une femme à la maison d’une cinquantaine d’année et Ninny Threadgoode, une femme âgée qui vit dans une maison de retraite.
Chaque semaine, Evelyn doit accompagner son mari lors de la visite dominicale à sa belle-mère qui
n’entretient pas avec elle des sentiments amicaux. Elle profite donc de ces moments pour s’évader seule dans le salon commun de la résidence Rose Terrace. C’est là qu’elle fait la rencontre de Ninny Threadgoode. Elles n’ont, à première vue, rien en commun, mais chaque semaine, Ninny lui raconte ses souvenirs de Whistle Stop Alabama où sa belle-sœur Idgie et son amie Ruth tenaient un café. Au fil des semaines, une amitié naissante croit entre les deux femmes. Elles en viennent à attendre impatiemment ces moments où elles se retrouveront. Pour Evelyn, l’amitié de Ninny et les histoires qu’elle lui raconte lui permettent de grandir en tant que femme et d’aspirer à une vie plus satisfaisante.
Une belle histoire d’amour, d’amitié mais surtout de solidarité.
Un roman savoureux!
9/10
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Pour d'autres avis, rendez-vous chez Blog-O-Book.
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Fried Green Tomatoes at the Whistle Stop Cafe, Fannie Flagg, First Ballantine Books, 2000, 402p.
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Challenge 100 ans de littérature américaine

Je suis une amoureuse de la littérature américaine, alors pour moi ce challenge n'en est pas vraiment un. Je lis chaque année plusieurs oeuvres de nos voisins du sud. (pour ceux qui ne le savaient pas encore, je suis québécoise!) Je tenais quand même a participer à ce challenge ne serait-ce que pour faire découvrir les nombreux bijoux que l'on retrouve dans la littérature américaine. C'est la charmante Bouh qui a eu l'idée de ce challenge fort fort intéressant! Si vous avez envie de vous y inscrire ou pour avoir tout les détails et même des idées d'auteurs américains cliquez ici! De mon côté, je me suis inscrite pour 10 romans (c'est qu'il n'y a pas de limite imposée!) Voici ma liste, elle est sujette à des changements en cours de route, bien évidemment!
1- Le livre des illusions - Paul Auster
2- Petit déjeuner chez Tiffany - Truman Capote
3- Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur - Harper Lee
4- Beloved - Toni Morrison (relecture)
5- Titre pas encore choisi - Joyce Carol Oates
6- Montana 1948 - Larry Watson
7- Fried Green Tomatoes at the Whistle Stop Cafe - Fannie Flagg (billet ici)
8- Le dahlia noir - James Ellroy
9- Gatsby le Magnifique - Francis Scott Fitzgerald
10- Sur la route - Jack Kerouac
Bon challenge!
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lundi 2 novembre 2009
Challenge Les coups de coeur de la blogosphère

Eh oui, encore un challenge! C'est incroyable la prolifération de ces petites bêtes cette année! Mais celui-là il est spécial. Theoma a décidé de recenser tous les coups de coeur de la blogosphère (un travail de titan!) pour nous concocter un challenge extraordinaire! Pour la liste complètes des oeuvres coups de coeur et tous les détails du challenge, c'est ici. Il est encore temps de vous inscrire!
J'ai pigé quelques titres parmi les nombreux choix (très intéressant) et bien sûr, j'ai choisi seulement ceux que j'ai déjà dans ma PAL.
Ma liste (qui est sujette à changements):
1- Le canapé rouge de Michèle Lesbre - Le choix d'Aifelle
2- Le lion de Joseph Kessel - Le choix de Bladelor
3- Avril Enchanté d'Elizabeth von Arnim - Le choix de Dominique
4- Orgueil et Préjugés de Jane Austen - Le choix de Fée Bourbonnaise
5- La petite fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy (relecture) - Le choix d'Ys

dimanche 1 novembre 2009
L'Écume des jours - Boris Vian
4e couverture
L’Écume des jours : ce titre léger et lumineux annonce une histoire d’amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans.
C’est un conte de l’époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, merveilleux et fantastique, féérique et déchirant. Dans cette œuvre d’une modernité insolente, l’une des plus célèbres du XXe siècle et livre-culte depuis plus de trente ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d’un nénuphar, le cauchemar va jusqu’au bout du désespoir.
Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l’amour absolu et la musique des Noirs américains…
Perplexe, c’est le sentiment que me laisse la lecture de ce « livre-culte », il me laisse perplexe, voilà. C’est peut-être un manque de références culturelles, mais je n’ai pas tout compris, ni les jeux de mots, ni les images, les métaphores ou je ne sais quoi que l’auteur tente de représenter dans son œuvre. Autant j’avais embarqué dans l’univers de Vian avec L’arrache-cœur, autant celui-ci m’a déplu. Je n’ai pas du tout adhérée à cette histoire-ci. Dommage…
4/10

C’est ma première lecture pour le Blogoclub et certainement pas la dernière, j’ai beaucoup aimé l’expérience de lecture collective! Pour tous les liens vers d’autres œuvres de Vian, rendez-vous chez Sylire et Lisa!
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L’Écume des jours, Boris Vian, Pauvert, Le Livre de Poche, 1998, 315p.

samedi 31 octobre 2009
Jane Eyre - Charlotte Brontë

4e couverture:
Orpheline, Jane Eyre est recueillie par sa tante, qui la traite durement depuis la mort de son mari, et vit avec ses cousins, qui ne sont pas tendres avec elle. Pour préserver leur tranquillité et pour tenter de corriger les 'vices' de l'enfant, la petite est envoyée dans une pension pour jeunes filles pauvres, Lockwood, où elle va grandir, étudier mais aussi connaître les misères d'un établissement fonctionnant grâce à la charité. Alors qu'elle a dix-huit ans, elle part pour le manoir de Thornfield et devient la gouvernante de la pupille du propriétaire, Edward Rochester. Au fil des jours, cet homme bourru va être séduit par le caractère et le naturel de Jane : c'est le début d'une grande histoire d'amour qui devra surmonter de nombreux obstacles pour être vécue.
Jane Eyre est un de ces romans anglais que toutes les femmes (ou presque) ont lu. Je dois vous avouer qu’avant d’ouvrir le roman, je ne savais strictement pas quel en était le sujet, je n’avais aucune idée de quoi il parlait. Je n’avais jamais lu de résumé de l’histoire, ni entendu parler de qui était cette fameuse Jane Eyre, tout ce que je savais, c’était que le roman était très apprécié, surtout des adolescentes qui on lu et relu cette histoire.
Après un début difficile, (j’ai débuté ma lecture dès mon retour de Grèce, j’avais la tête ailleurs…) j’ai été agréablement surprise et par cette histoire. Je ne peux pas dire que c’est un coup de cœur, mais quelle magnifique héroïne que cette douce et courageuse Jane! L’ambiance qui se dégage de l’œuvre est toute en nuances et c’est à mon avis le point fort du roman de Charlotte Brontë. Malgré quelques longueurs, j’ai beaucoup aimé. Ce que j’aurais aimé lire ce roman quand j’avais 14-15 ans!
8/10
Extraits :
"Les pressentiments, les affinités, les signes, sont choses étranges qui, en se combinant, forment un mystère dont l’humanité n’a pas encore trouvé la clef." p.310
"C’est que, dit-il, vous me faites éprouver parfois une curieuse sensation, surtout lorsque vous êtes près de moi, comme en ce moment; il me semble avoir là, à gauche, quelque part sous les côtes, un lien étroitement et inextricablement noué à un lien identique qui part d’un même point de votre petite personne. Si un tumultueux détroit, et peut-être deux cent milles de terre viennent s’interposer entre nous, j’ai bien peur que ce lien qui nous unit ne se brise, et alors mon cœur saignera, j’en ai la douloureuse perception. Mais vous, vous m’oublierez." p. 353
"Chaque fois que vous vous montrez curieuse, Jane, vous me faites sourire. Vous ouvrez les yeux comme un oiseau avide, vous avez, de temps en temps, des mouvements d’impatience, comme si les réponses n’arrivaient pas assez vite à votre gré et que vous vouliez lire dans le cœur même de celui qui vous parle" p. 436
Il y a quelques semaines, Celsmoon et moi avions décidé de lire ce roman ensemble et nous avons fait un appel à tous ceux qui voulaient bien ce joindre à nous. Vous avez été plusieurs à répondre à l’appel, cliquez pour voir les avis d'emiLie, de Cécile, d'Hermione, de Marie, de Bookworm, d'Edelwe, de Mango, d'AustenGirl et de Cynthia. Vous avez sûrement remarqué l'absence de Celsmoon dans cette liste... C'est qu'elle a eu beaucoup de difficultés à remplir le mandat, trop de contraintes tuent le plaisir... Mais je ne t'en veut pas ma belle! :o)
NB: J'ajouterai les liens quand les billets seront publiés.
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Jane Eyre, Charlotte Brontë, Librairie Générale Française, Le Livre de Poche, 1964, 633p.

mercredi 28 octobre 2009
Olympie - Nafplion - Épidaure - Mycènes
Dernière ligne droite avant notre départ pour les îles grecques! Nous avons visité le site d'Olympie, le berceau des Jeux Olympiques.






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Un petit passage éclair à Nafplion pour admirer ses châteaux forts.


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Un autre petit arrêt nous permet de découvrir le Théâtre d'Épidaure considéré comme le plus accompli et le mieux conservé des théâtres grecs antique. Il est réputé pour son accoustique exceptionnelle. Du haut des gradins, on peut entendre le bruit d'une feuille de papier déchirée sur la scène! J'en ai fait l'expérience, c'est incroyable!


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Finalement, nous avons visité le site exceptionnel de Mycènes, une très ancienne cité préhellénique. Mycènes est le royaume du héros Agamemnon, qui conduit l'armée grecque lors de la guerre de Troie.









Le tombeau d'Agamemnon
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mardi 27 octobre 2009
Le coeur cousu - Carole Martinez

4e couverture:
Dans un village du sud de l'Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse... Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s'initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d'un combat de coqs, elle est condamnée à l'errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d'enfants, eux aussi pourvus - ou accablés - de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte : les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d'imaginer. Le merveilleux ici n'est jamais forcé : il s'inscrit naturellement dans le cycle de la vie.
Oh-My-Man! Quel choc, quel coup de poing, quel coup au cœur! Ce petit bijou de roman fait incontestablement parti de mon top 5! Wow! Je suis subjuguée par le talent de Carole Martinez, son univers m’a tout simplement fascinée! Il m’a littéralement scotchée sur mon transat une journée entière! (je l’ai lu lors de mon séjour en Grèce sur une plage de l’île de Mykonos). J’ai quitté la plage seulement après avoir tourné la dernière page, le roman en compte tout de même 442! Le soleil était couché depuis longtemps quand, le cœur serré, j’ai lu la dernière page, la dernière phrase, le dernier mot… Ahhh, ce fut pénible de quitter cette histoire, ces mots…
J’aurais voulu laisser quelques extraits mais je suis incapable de ne choisir que quelques passages de ce roman fabuleux, j’aurais pu mettre le roman entier! Je vous invite plutôt à le lire, si ce n’est déjà fait…
10/10
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Pour d'autres avis, faites un saut chez Blog-O-Book.
Et une entrevue géniale avec l'auteur chez Géraldine. Merci! :o)
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Le Coeur cousu, Carole Martinez, Gallimard, Folio, 2007, 442p. . .

Challenge English Classics
Après avoir mis au rancard mon Challenge ABC 2009 (à peine 50% des livres lus...) j'avais décidé de ne plus participer à ce genre de défi ultra contraignant et de m'en tenir à un challenge personnel pour l'année 2010, soit de faire baisser ma PAL, tout simplement.
Mais c'était sans compter sur l'initiative de Karine qui nous a concocté un défi des plus intéressant le Challenge
Notre mandat, rien de plus facile! Lire deux romans "classiques anglais" avant le 31 décembre 2010. On entend ici par "classique anglais" n'importe quel roman écrit par un auteur venant du Royaume-Uni (Angleterre, Écosse, Pays de Galles) ou de l'Irlande avant 1900. Ça tombe bien, j'ai tout plein d'auteurs anglais dans ma PAL!
Une petite visite chez Karine pour plus de précisions et une liste de plusieurs auteurs intéressants pré 20e siècle.
Bon challenge!

dimanche 25 octobre 2009
Dimanche poétique
C'est dimanche! Et comme chaque semaine, je vous offre un joli poème!
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Soupir
Un poème de Stéphane Mallarmé
Mon âme vers ton front où rêve, ô calme soeur,
Un automne jonché de taches de rousseur,
Et vers le ciel errant de ton oeil angélique
Monte, comme dans un jardin mélancolique,
Fidèle, un blanc jet d'eau soupire vers l'Azur !
- Vers l'Azur attendri d'Octobre pâle et pur
Qui mire aux grands bassins sa langueur infinie
Et laisse, sur l'eau morte où la fauve agonie
Des feuilles erre au vent et creuse un froid sillon,
Se traîner le soleil jaune d'un long rayon.
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Celsmoon a choisi de mettre un peu de soleil dans votre week-end!
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samedi 24 octobre 2009
Delphes
Selon la mythologie grecque, Delphes était le centre du monde, "l'ompholos" (littéralement le nombril du monde). On y trouve un sanctuaire dédié au Dieu Apollon érigé le long du flanc sud du mont Parnasse. Dans l'antiquité, les hommes se rendaient, un fois l'an, consulter l'oracle de Delphes qui permettait d'intérroger le Dieu Apollon.
Delphes est l'un des sites archéologiques les plus visités de Grèce. On peut admirer de ses hauteurs la "Mer des Oliviers" qui couvre toute la vallée du Pleistos. On peut aussi visiter le très intéressant musée de Delphes. Malheureusement, lors de notre passage à Delphes, il y avait eu une importante chute de pierres ce qui nous a empêché de parcourir le site en entier. Nous n'avons pas pu voir le théâtre, ni le gymnase et le stade. :o(












En bas à gauche, une réplique du "nombril" l'original se trouve au musée.

La très jolie église du village de Delphes.
vendredi 23 octobre 2009
Les Monastères des Météores
Les Météores est un site prestigieux aux impressionnantes falaises d'une beauté spectaculaire situé au nord de la Grèce dans la plaine de Thessalie. C'est un phénomène géologique unique, des immenses pitons rocheux sculptés par l'érosion fluviale. Au XIe siècle, des moines cherchant la solitude mais aussi à se rapprocher de Dieu avaient trouvé refuge dans les grottes aux sommets de ces énormes parois rocheuses. C'est au XIVe siècle que les moines construisirent peu à peu les premiers monastères à l'aide de monte-charges actionnés à bras par de simples cordages. Ils ne pouvaient accéder aux monastères qu’au moyen de longues échelles amovibles. Ils ont construit ainsi 26 monastères dont 6 subsistent encore et 3 sont toujours habités et ouverts aux visiteurs. Un site tout simplement extraordinaire!



















jeudi 22 octobre 2009
Athènes et l'Acropole
Les voici, les voilà les fameuses photos tant attendues! Je débute l'aventure photographique avec les images de la capitale de la Grèce, Athènes et du site spectaculaire de l'Acropole. Vraiment incroyable!





















La dernière photo, l'Acropole by night! C'est la superbe vue que l'on avait de notre chambre d'hotel! Nice!!!
Dur réveil...
Et pas juste pour moi! On l'attendait pas de sitôt, mais Dame Nature elle est passée ce matin et elle a laissé ce tapis de flocons tout blancs.


lundi 19 octobre 2009
Comment je suis devenu stupide - Martin Page

4e couverture:
Antoine a beau être diplômé d’araméen, de biologie et de cinéma. Il n’en est pas plus heureux. Et, selon lui, ce sont précisément son intelligence et sa lucidité qui lui gâchent l’existence. Aussi, décide-t-il d’arrêter de penser. Il envisage d’abord de devenir alcoolique, mais, dès le premier verre, il sombre dans un coma éthylique. Il s’intéresse ensuite au suicide, mais la mort ne l’attire décidément pas. Reste l’acte ultime : la crétinisation.
Loin de tout moralisme, avec humour et détachement, Martin Page pointe les contradictions contre lesquelles nous nous battons tous, pour peu que nous tentions de réfléchir.
Dans la vie, j’adore rigoler et je suis un très bon public. Je ris tout le temps et pour n’importe quoi. J’aime l’humour intelligent ou pince-sans-rire tout autant que l’humour plus "gras" qui ne vole pas très haut. C’est pourquoi ce roman est tout à fait indiqué pour moi. J’ai vraiment rigolé tout au long de ma lecture! J’en conviens que ce n’est pas un genre qui plaît à tous, mais moi il m’a conquise. Comment je suis devenu stupide c’est de l’ironie, de la dérision, de l’humour pur. Un roman qui ne se prend pas au sérieux mais qui, en même temps, nous fait réfléchir. J’adore ça! J’ai vraiment passé un bon moment de lecture!
9/10
Quelques extraits savoureux :
" Antoine ne se sentait pas l’âme d’un voleur, il n’avait pas assez de légèreté pour ça, aussi il prélevait seulement ce dont il avait besoin : une noisette de shampoing pressée discrètement dans une petite boîte à bonbons. Il procédait de la même manière pour le dentifrice, le savon, la mousse à raser, les grains de raisin, les cerises; prélevant sa dîme, il picorait ainsi quotidiennement dans les grands magasins et les supermarchés. De même, n’ayant pas assez d’argent pour acheter tous les livres qu’il désirait, et ayant observé l’acuité des vigiles et la sensibilité des portiques de sécurité de la FNAC, il volait les livres page par page et les reconstituait ensuite à l’abri dans son appartement, comme un éditeur clandestin. Chaque page étant gagnée par un délit, elle acquérait une bien plus grande valeur symbolique qui si elle avait été collée et perdue parmi ses sœurs; détachée d’un livre, dérobée, puis patiemment reliée, elle devenait sacrée. La bibliothèque d’Antoine comptait ainsi une vingtaine de livres reconstitués dans sa précieuse édition particulière." p. 8
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" Quoi que nous disions, quoi que nous fassions, il y a toujours une morale qui broute dans le pré de notre personnalité." p.9
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" C’était un de ces matins à l’orée de l’automne où la lune réussit à survivre au jour. Le soleil n’apparaissait pas dans le ciel : il perçait délicatement dans toutes les individualités naturelles et urbaines, transpirait des pétales des fleurs, des immeubles anciens et des visages fatigués des passants. Dans l’holocauste fécond du temps qui passe fleurissent pour les yeux traumatisables les seuls véritables édens, ceux dont l’architecture est une sensation." p. 119
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Comment je suis devenu stupide, Martin Page, Le Dilettante, J’ai Lu, 2000, 124p.

dimanche 18 octobre 2009
Dimanche poétique
Je suis très heureuse de vous retrouver pour ce dimanche poétique, c’est qu’ils m’avaient manqués ces instants de poésie! J’ai envie de vous faire découvrir un poème d’Aimé Césaire tiré du recueil Les Armes miraculeuses.
Prophétie
Un poème d’Aimé Césaire
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Là
où l'aventure garde les yeux clairs
là où les femmes rayonnent de langage
là où la mort est belle dans la main comme un oiseau
saison de lait
là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe
de prunelles plus violent que des chenilles
là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois
là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux
là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d'une ruche
plus ardente que la nuit
là où le bruit de mes talons remplit l'espace et lève
à rebours la face du temps
là où l'arc-en-ciel de ma parole est chargé d'unir demain
à l'espoir et l'infant à la reine,
d'avoir injurié mes maîtres mordu les soldats du sultan
d'avoir gémi dans le désert
d'avoir crié vers mes gardiens
d'avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes
je regarde
la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant
de la scène ourle un instant la lave
de sa fragile queue de paon puis se déchirant
la chemise s'ouvre d'un coup la poitrine et
je la regarde en îles britanniques en îlots
en rochers déchiquetés se fondre
peu à peu dans la mer lucide de l'air
où baignent prophétiques
ma gueule
ma révolte
mon nom.
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Pour connaître tous les participants de ce dimanche poétique rendez-vous sur le blog de Celsmoon!
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jeudi 15 octobre 2009
Seul le silence - R.J. Ellory
4e couverture: 
Que vous reste-t-il à perdre
quand on vous a déjà tout pris?
Joseph Vaughan, écrivain à succès, tient en joue un tueur en série, dans l’ombre duquel il vit depuis l’enfance.
Trente ans plus tôt : Joseph a 12 ans lorsqu’il découvre dans son village du Sud des États-Unis le corps d’une fillette assassinée.
Une des premières victimes d’une longue série qui laissera longtemps la police impuissante.
Des années plus tard, alors que l’affaire semble enfin élucidée, Joseph décide de changer de vie et de s’installer à New York pour oublier les séquelles de cette histoire qui l’a touché de trop près.
Mais à nouveau les meurtres d’enfants se multiplient, et il comprend que le tueur est toujours à l’œuvre. Pour échapper à ses démons, Joseph n’aura d’autre solution que de reprendre l’enquête, afin de démasquer le vrai coupable, dont l’identité sera révélée que dans les toutes dernières pages.
Au-delà d’un roman de serial killer à la mécanique parfaite et au suspense constant, Seul le silence marque une date dans l’histoire du thriller. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, sans concession aucune, R.J. Ellory évoque autant William Styron que Norman Mailer par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu’il met en jeu.
Eh non ma belle Keisha, je n’ai pas oublié notre lecture commune! :o)
J’ai lu ce roman d’une traite, en deux jours. C’est vrai que j’avais seulement que ça à faire… Et je dois avouer qu’avec le temps, il ne m’en restera pas grand-chose. Je l’ai lu depuis au moins 2 semaines et je dois avouer que déjà j’en ai perdu des bouts! Peut-être est-ce que c’est le contexte dans lequel je l’ai lu, va savoir…
Ce que je me rappelle par contre c’est l’émotion que j’ai ressenti durant ma lecture. Un mélange de compassion, de tristesse et de mélancolie. C’est rare un polar qui me fait sentir ce genre d’émotions. Je me suis aussi beaucoup attachée au personnage de Joseph, surtout durant son enfance. Ce pauvre jeune homme, on dirait que la vie s’acharne sur lui. C’est d’une tristesse…
L’écriture de R.J. Ellory m’a aussi beaucoup plu, ce n’est pas habituel qu’un polar soit si bien écrit, les mots bien choisis et le style poétique, on ne voit pas ça souvent dans ce genre de bouquin.
Un bon roman policier différent, je crois que c’est ce qui fait son succès.
8/10
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J’ai eu la chance de partager cette lecture commune avec Keisha et Karine:)
Seul le silence, R.J. Ellory, Sonatine, 2008, 497p.
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mercredi 14 octobre 2009
Déjà!?!?!? ;o(

Je suis de retour depuis quelques jours, j'ai pris mon temps avant de revenir vous saluer... Le retour n'a pas été de tout repos!!! Et m'a tête avait décidée de demeurer en Grèce! C'est qu'il fait FROID au Québec en ce moment!
J'ai vécu des moments extraordinaires dans ce magnifique pays! J'ai encore des étoiles plein les yeux! J'ai été totalement éblouie par ses paysages à couper le souffle, les montagnes, la mer bleue... ahhhhhhh c'est beau!!! Je fais un petit ménage dans mes (presque 2000) photos et je vous ferai faire un petit tour virtuel dans les splendeurs grecques!
J'ai même eu le temps de lire quelques bouquins sur la plage et dans les transports (19h d'avion et 20h de Ferrys!) je posterai mes billets dans les prochains jours. Ce qu'il y a de bien, c'est que je retourne au travail que le 29 oct, j'ai donc amplement le temps de me remettre de l'excitation du voyage et de retomber dans la réalité avant le choc du Grand Nord où il y a déjà de la neige... oui oui!!!
J'ai les résultats pour le petit concours sur mon Google Reader! Alors, le nombre de messages postés à mon arrivée est ... Roulement de tambour....... 2206 !!!! Wow! Vous avez été prolifiques en mon absence! Je vais me mettre à la tâche dès ce matin pour tous les lire, j'aurai surement tout lu d'ici 2010! :o)
Alors la gagnante du GRAND PRIX est : A_girl_from_earth !!!!!!! Bravo ma chère!!! Mais avec 1977 billets tu étais encore loin du compte.... :o) Je t'envoie un mail dans la journée !
Bon il est temps de me mettre à la tâche, je vais de ce pas lire vos nombreux messages!
À bientôt!!!
Bizzzzzzz
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19 NOVEMBRE
30 NOVEMBRE
5 DÉCEMBRE











Aifelle