coe  Une chose n’a pas besoin d’exister pour rendre les gens heureux, pas vrai?

4e couverture:

Rosamond vient de mourir, mais sa voix résonne encore, dans une confession enregistrée, adressée à la mystérieuse Imogen. S’appuyant sur vingt photos soigneusement choisies, elle laisse libre cours à ses souvenirs et raconte, des années quarante à aujourd’hui, l’histoire de trois générations de femmes, liées par le désir, l’enfance perdue et quelques lieux magiques. Et de son récit douloureux et intense naît une question, lancinante : y-a-t-il une logique qui préside à ces existences?

Tout Jonathan Coe est là : la virtuosité de la construction, le don d’inscrire l’intime dans l’Histoire, l’obsession des coïncidences et des échos qui font osciller nos vies entre hasard et destin. Et s’il délaisse cette fois le masque de la comédie, il nous offre du même coup son roman le plus grave, le plus poignant, le plus abouti.

Jonathan Coe signe ici une œuvre mélancolique. Il a une plume élégante et sensible. Le style de ce roman, sans être renversant, est très agréable. J'ai bien apprécié cette histoire, malgré quelques réserves. J'ai trouvé certains passages très répétitifs et à quelques moments les descriptions m'ont parues un peu trop minutieuses et ennuyantes. Mais par contre, je me suis beaucoup attachée au personnage de Thea enfant. Probablement pas mon dernier Coe.

7/10

Extrait:

" La vie ne commence à avoir un sens qu’en admettant que parfois, souvent, toujours, deux idées absolument contradictoires peuvent être vraies en même temps."  p.226

La pluie, avant qu’elle tombe, Jonathan Coe, Gallimard, 2009, 248p.

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maya