grace_et_denuement

               coup_de_coeur_abeille

"Ce qui se perdait dans la misère c’était aussi le désir et l’élan vers l’avenir."

4e couverture:

Dans un décor de banlieue, une bibliothécaire est saisie d'un désir presque fou : celui d'initier à la lecture des enfants gitans privés de scolarité. Elle se heurte d'abord à la méfiance, à la raillerie et au mépris qu'inspirent les gadjé. Mais elle finit par amadouer les petits illettrés, en même temps qu'elle entrevoit le destin d'une famille sur laquelle règne une veuve mère de cinq fils.

J’ai lu ce roman début avril et je devais publier mon billet le 30 avril puisque c’était une lecture commune, Objectif_PALmais avec tous les chambardements de ma nouvelle vie, je n’ai pas eu de temps pour écrire mon billet avant ce matin! Par chance, je garde à l’esprit un très vif souvenir de ma lecture. Comment pourrait-il en être autrement avec ce superbe roman!

Avant même de lire le roman, il y avait déjà une émotion particulière entre lui et moi puisqu’il m’a été offert par amitié par mon Bison. Comme elle me l’a expliqué, c’est un roman qui l’a profondément marquée et il a une grande signification pour elle et sa famille… C’est donc dans cet état d’esprit que j’ai ouvert ce roman. Et j’y ai découvert un roman d’une douceur et d’une grâce infinie.

Je ne connais pas l’univers des gitans. Au Québec, ce n’est pas dans notre réalité, j’imagine que les conditions hivernales de nos hivers rigoureux y sont pour quelque chose. Malgré tout, je me suis sentie impliquée émotionnellement par cette famille nomade qui ne possède rien d’autre que les liens familiaux qui les uni.

Alice Ferney, de sa superbe plume, écrit un roman profondément humain. Elle décrit le monde des gitans de façon réaliste, sans fioriture, avec cette écriture fluide et sensible qui nous touche droit au cœur.

Un roman qui porte si bien son titre…

10/10

Extrait :

« Il y avait un secret au cœur des mots. Il suffisait de lire pour entendre et voir, et l’on n’avait que du papier entre les mains. Il y avait dans les mots des images et des bruits, la place de nos peurs et de quoi nourrir nos cœurs. » p. 165

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Merci ma Canel pour cette si sensible et profonde lecture…

Lu dans le cadre d’une lecture commune (pas si commune que ça) avec Liliba et Clara.

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Grâce et dénuement, Alice Ferney, Actes Sud, Babel, 1997, 288p.

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