Nielsen4e couverture: 

Une randonnée dans le massif du Kintrail, à l'ouest des Highlands, je suis toujours partant! Pourtant, cette fois…

Sept disparus en moins deux ans, sans qu'aucun corps n'ait jamais été retrouvé… Un fugitif armé d'un fusil, un projet pharaonique de parc animalier,  et puis cet inquiétant berger, Pat McKenzie… Qui est-il vraiment?

Enfin, cette légende que nous a racontée le nouvel ami de tante Midge, l'historien Robert Butler: un dragon anglais, perdu dans la brume le 10 juin 1719, alors qu'il s'élançait à la poursuite de Highlanders rebelles… On prétend qu'il n'est jamais revenu!

Je l'avoue d'emblée, il m'est difficile d'écrire un billet sur ce roman, mais je me suis engagée vis-à-vis Bibliofolie à recevoir, lire et commenter ce roman sur mon blog et sur le site de Bibliofolie. Je me sens incapable d'être malhonnête et de faire semblant. Cet espace est trop important pour moi et surtout, puisque je m'en sers d'aide mémoire sur mes lectures, je ne veux pas dans 20 ans, relire mes billets et ne pas avoir été honnête envers moi-même et envers les lecteurs de ce blog (s'il en reste quelques uns!).

Mon intention n'est pas d'être méchante envers l'auteur, j'imagine le travail qu'il a dû abattre pour écrire ce roman et juste pour ça je lui lève mon chapeau. De plus, je sais que certains lecteurs y trouveront leur compte.

Donc, voilà, je n'ai pas aimé. Du tout. Rien. Non, pas vrai, j'aime bien la couverture un joli tartan bleu/violet! Pour le reste, ça été difficile. En partant, ce roman est le 8e tome d'une série mettant en vedette l'inspecteur Sweeney. C'est déjà un mauvais départ! Bien souvent, il n'est pas nécessaire de lire chaque tome d'une série policière dans l'ordre. Mais ici, il n'y a aucun préambule, on entre tout de suite dans le vif de l'enquête. Ce qui m'a agacé, c'est que l'auteur fait référence à des événements survenus antérieurement et ajoute une note de bas de page se rapportant à un tome précédent (par exemple: (1) Lire Les démons de l'île de Skye) sans aucune autre précision, ce qui apporte son lot de frustration et un manque d'informations indispensables pour bien comprende la psychologie des personnages, surtout celui de Sweeney.

J'ai également trouvé que les dialogues sonnaient atrocement faux. C'est mécanique, ça manque de fluidité et en réalité, ça fait amateur. On est loin de ce que font les maîtres du polar tels que Michael Connelly ou Arnaldur Indridason.

Une autre chose qui m'a agacée c'est la tendance de l'auteur à mettre en italique les pensées des personnages. J'ai trouvé cette façon de faire maladroite, voire agressante. Au hasard: "Impressionné, et vaguement inquiet, Sweeney préféra jouer la carte de l'ironie: Qu'est-ce que c'est que ce gugusse? Ah oui, je le reconnais maintenant: la Dark Vador des Highlands! Décontracté par sa plaisanterie, l'inspecteur continua d'approcher d'un pas léger." p.53

Irritée aussi par les tournures de phrases douteuses dont une dans la 4e (dans moins deux ans?) ou celle-ci à la page 73: "Au moment de sonner, Sweeney préféra cesser de réfléchir, puis appuya sur le bouton."

C'est sans parler des jeux de mots foireux: "Dommage qu'il fasse si froid, regretta-t-il, je serais bien resté encore un peu à conter fleurette aux cinq demoiselles." p.52 Les 5 demoiselles étant les Five Sisters of Kintail, un massif montagneux des Highlands. Douteux...

Voilà, inutile d'en rajouter une couche, je crois que vous avez compris.

3/10

 

Je remercie tout de même Bibliofolie et les Éditions Head over Hills pour ce partenariat.

 

Le serment des Highlands, John-Erich Nielsen, Éd. Head over Hills, 2011, 257p.

 

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